11 juillet 2013

Mieux vaut en rire

Un blog, à mon sens, ça ne sert pas qu'à se mettre en valeur, ça sert surtout à diffuser l'info dont on pense qu'elle le mérite.

Quand je lis CECI, je me dis qu'on devrait le mettre au programme des écoles de communication, et même au programme des écoles d'administration - voire des écoles de journalisme.

Hélas, je crains qu'aucun grand media généraliste n'ose jamais y faire référence.

Et pourtant, ce sont bien ces même études bidouillées d'experts cooptés qui font que les décideurs nous bernent et se bernent au passage - et ce qui est valable pour l'alcool l'est aussi pour bien d'autres choses.

Alors, si vous aussi vous pouviez faire circuler l'info, peut-être qu'une pointure de l'Audimat finirait par s'y intéresser; Imaginez, Nabila pourrait même l'évoquer à la télé...

Tiens, pour parler de manipulation de statistiques idiotes: le nombre de morts de la route a baissé de 15% le mois dernier. Est-ce que ça signifie que je peux boire 15% de plus?

10:53 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Un Pineau de propriétaire

Installés à Epargnes, près de Pons, les Robert sont producteurs de Pineau des Charentes (et de Cognac) de père en fils depuis trois générations (bientôt quatre). C’est Pierre, aujourd’hui, qui est aux commandes. Le domaine viticole, qui s’étage en pentes douces sur des sables orientés vers l’estuaire de la Gironde, comprend 23ha de vignes, qui bénéficient de l’ensoleillement exceptionnel du littoral saintongeais. Celles-ci se répartissent entre cépages blancs (colombard, sémillon) et rouges (merlot et cabernet). La production est de l’ordre de 150.000 cols.

Voici deux Pineaux de leur gamme.

Pineau.jpg

Pineau des Charentes Robert Pierre
Couleur tabac avec des reflets verts comme les Havane, un nez qui en dit long sur les douceurs à venir. Il évoque le jus de poire avec un rien de poivre et d’aiguilles de pin, du poivre et de la poudre d’amande avec cet éclat capiteux de barriques enivrantes. En bouche se mêlent trois impressions, la première, la douce, mélange le miel à la gelée de coing ; la deuxième, la fraîche, presse le citron et la mandarine ; la troisième, l’amère, distille la chicorée et la réglisse. Un trio au souffle important, dû à la magnificence du mutage, excite les sens.

Ce vin de liqueur est obtenu par l’ajout de Cognac au moût de Colombard. Cet ajout alcoolique empêche la fermentation. Le vieillissement se déroule en inox pendant 6 mois puis l’élevage se prolonge en tonneaux et fûts pendant 3 ans au minimum.

Vieux Pineau des Charentes Robert Pierre
Or légèrement cuivré, il exprime un effluve de Cognac prononcé ou plus précisément l’odeur de bois patiné des vieux fûts. Exhalaison chaude et puissante qui rappelle les soirées près de l’âtre. Quand les tisanes fument et apportent au nez ces mélanges savoureux de fleurs de chrysanthème, d’écorces d’orange, de poivre noir, de bois de réglisse, de verveine et d’ortie, … la liste s’allonge comme nos pieds près du feu, la bouche tendrement sucrée, une fine amertume gracieuse, une fraîcheur apaisante, un rêve confortable…

Le Vieux Pineau suit le même mode opératoire que le Pineau classique, il reste toutefois plus de dix ans en fûts de chêne.

Merci à Marc Vanhellemont pour les commentaires des vins.

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France | Tags : pineau des charentes, robert, pons, vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |