12 avril 2016

Non au sectarisme!

Mon confrère québécois Patrick Désy nous conte une singulière mésaventure, ICI.

Je ne peux pas dire que cela me surprend beaucoup, ayant déjà eu l'occasion de vous narrer une histoire semblable - moi, c'était à Cahors.

Bien sûr, rien n'oblige aucun vigneron à recevoir quiconque, journaliste, importateur, client. C'est plutôt la manière qui me dérange.

Comme le dit le vigneron de Patrick Désy, le temps, c'est précieux.

C'est vrai de son temps, mais aussi du mien, du vôtre, du nôtre. Pourquoi le perdre à parler de ceux qui se plaisent à vivre, à produire, à vendre en vase clos. "Ici Bélesta, les Natures parlent aux Nature..."

Mais pourquoi ai-je donc l'impression qu'avec de tels comportements, le vin devient de plus en plus une histoire de chapelles?

Je le déplore. Car moi, mon grand plaisir, dans ce métier, c'est de côtoyer tout le monde, les gros, les petits, les bios, les pas bios, les "nature", les "chimiques"... et de vous parler de tous leurs vins.

Voyez un peu ce que donne le communautarisme, l'intégrisme, le sectarisme dans la sphère politique...

00:42 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 avril 2016

France Agrimer prendrait-il les Français pour des demeurés

Dixit Jérôme Despey, le responsable vin chez France Agrimer, en réaction aux déversements de vins espagnols opérés par certains vignerons audois, en début de semaine: 

"Certains s'en mettent plein les poches en trompant le consommateur qui ne fait pas la différence entre un bag-in-box avec inscrit en gros Merlot Pays d'Oc (français) et simplement Merlot (espagnol)".

A ce compte-là, à quoi servent donc les appellations, les mentions, les labels? A croire que pour M. Despert, les Français sont trop bêtes pour lire une étiquette.

Je m'étonne surtout que le représentant de cette agence d'Etat semble prendre fait et cause pour des syndicalistes qui ont sciemment contrevenu à la libre circulation des marchandises au sein du marché unique européen, sans hésiter à détruire le bien d'autrui.

Il y a certainement d'autres façons de régler les problèmes de distorsion de concurrence, car ce genre d'actions violentes est très peu apprécié dans les pays tiers.

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Quand les Celliers de Terres de France achètent... espagnol.

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |