03 octobre 2013

Salon Vinobby à Eghezée

Avis à nos amis belges et frontaliers: la 14ème édition du Salon Vinobby se tiendra les 11, 12 et 13 octobre 2013 au Centre Culturel d'Eghezée, rue de la Gare. Vins de France et vins du Monde seront représentés.

Les dégustations gratuites seront accessibles de 17h à 21h le vendredi, de 10h à 21h le samedi et de 10h à 18h le dimanche. Le prix de l’entrée est toujours fixé à 5 €. Un verre cautionné sera disponible au guichet des entrées.

Le samedi 12 octobre, de 17h30 à 22h, sera organisé le "Grand Souper des Vignerons" qui a pour thème cette année "Le Tour de France ".

Au programme:

17h30 : Réception Champagne

18h00-20h00 : présentation de 6 vins de grandes régions de France (Cornas, Bergerac, Limoux, etc …). présentés par l'exposant lui-même, en présence du sommelier Olivier Rotiers.

20h00: Grand Buffet Charcuterie et Fromages. Tartes cafés et vins servis à volonté.

Sur réservation. Le prix est de 38 euros entrée du salon comprise. Il ne reste que quelques places!

Plus d'info: Philippe Tassart. vinobby@gmail.com

20:00 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

La critique viticole en liberté surveillée

Vous avez aimé la campagne de Vin & Société. Mais pendant ce temps-là, les affaires continuent; les activistes de l'Anpaa procèdent et les juges condamnent, en application de la loi Évin, dont on s'aperçoit qu'elle n'épargne plus les articles rédactionnels. Comme le relève l'excellent Jacques Berthomeau, ICI.

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Non, la campagne de Vin & Société ne repose pas sur de procès d'intentions. Des journaux sont effectivement condamnés pour des rédactionnels perçus comme trop favorables au vin.


Car pour la justice française, le simple fait de parler de vin dans un article ou une œuvre littéraire peut être considéré comme une publicité; une jurisprudence de plus en plus constante émerge dans ce sens. A ce titre, nos articles devraient non seulement comporter un message sanitaire (boire tue?) mais aussi éviter toute incitation.
Cela ne sert à rien de s'abriter à derrière la liberté de la presse ou le droit de création artistique.
Cette liberté est aujourd'hui surveillée, parler de vin devient un acte antisocial, tout comme tenir des propos racistes ou homophobes, par exemple. Ou montrer des vieux qui se disputent un dentier...
Quelle dérive, au pays de Voltaire, de Diderot, de Beaumarchais!

Bon, cessons de geindre et agissons! Quand est-ce qu'on met fin à ce cauchemar? Quand est-ce qu'on abroge cette loi? Combien de députés faut-il? Que faut-il faire pour les motiver? Une grève des blogs?

Certains ne voient dans la campagne de Vin & Société que du lobbying sectoriel. D'autres, un procès d'intention. Dans la "presse qui fait l'opinion" (si elle la fait encore), ceux-là mêmes qui défendent les salles de shoot et la libéralisation du cannabis ne l'ont même pas relayée. La liberté de boire du vin - et d'en parler - serait-elle trop ringarde?

Ces chers confrères se réveilleront sans doute trop tard quand les tribunaux leur enjoindront, demain, de ne plus parler des voitures qui vont trop vite, des avions qui consomment trop, des téléphones qui envoient trop d'ondes, des vaches qui pètent et de tous comportements à risques en général. Et qui sait, un jour, leur interdiront-ils de reproduire les propos des gens qui pensent mal, comme moi. M. Orwell, bonjour!

Le plus curieux, c'est que les journaux condamnés vont rarement en appel. Seraient-ils satisfaits? N'en auraient-ils rien à cirer? Est-ce parce que le vin n'est plus un grand marché... publicitaire?!

00:17 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |