02 octobre 2013

Étienne Daulny Sancerre rouge 1999

Comme d'habitude, avant d'ouvrir un rouge de cet âge, j'ai un peu d'appréhension. Mais mon bras ne tremble pas. Ce qui n'empêche pas le bouchon de faire des siennes.
Après trois essais infructueux, il finit en charpie. Même pas grave, je verse le vin dans une carafe, au travers d'une petite passoire. Cette petite intro juste pour dire que ça partait mal.
Mais c'est la suite qui importe.

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Encore une bonne raison d'aimer les capsules à vis...


Certes, ce pinot noir n'a pas une couleur d'encre, mais il n'est pas tuilé non plus. Ce qui se confirme au nez: il y a de la vie dans ce vin, il y a de la cerise à l'alcool; et puis un peu de moka - sans doute la marque d'un élevage en fut. Mais bien ménagé. La bouche n'est pas énorme, mais bien agencée entre une acidité correcte, pas mordante du tout, et la rondeur des tannins; on termine le périple sur de la truffe et sur des épices douces.
Etienne Daulny, qui gère le domaine familial de Verdigny depuis 1972, était déjà aux manettes pour ce 1999 qui, à Sancerre, n'a pas laissé un souvenir impérissable, notamment en rouge. Une couleur, qui, à l'époque encore, était souvent considérée comme un complément de gamme.
Quatorze ans plus tard, force est de réexaminer la chose à la lumière de ce vin qui a plus que de beaux restes...

Que faut-il penser des classements de millésimes? J'y reviendrai.

 

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 octobre 2013

Du bon gros prohibitionnisme qui tâche

Vous voulez goûter à du bon gros prohibitionnisme qui tâche?

Ne vous privez pas, c'est ICI

Bien sûr, le bon Dr Nau ne fait pas dans la demi-mesure.

 

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Mais c'est sans doute pour ça qu'on l'aime dans son ancien hôpital, dans son immeuble et sans doute, chez Slate - dont on notera le titre tout en raffinement. Voila qui remet bien le vin dans son contexte, celui de la drogue. 

De toute façon, il est sain de savoir ce que pense l'adversaire. Comment M. Abstinence tape sur Mme Modération.

Sans rancune? Si, de la rancune quand même, Docteur.

Parce que parler comme vous le faites "des" alcoologues, en général, en laissant entendre qu'ils seraient tous d'accord à mettre le vin avec tous les autres alcools - et pourquoi pas, avec les autre addictions, c'est un peu fort de café.

Surtout de la part d'un confrère (M. Nau est médecin ET journaliste), qui est titulaire de la Chaire Journalisme et Santé à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique. La chaire est faible, en l'occurrence.

A propos de santé, Docteur, je ne lèverai pas mon verre à la vôtre, car il est rempli de Crémant d'Alsace.

Quant à Slate, je ne dirais pas que je suis déçu.

Tout de même, on s'attendrait à un peu plus d'ouverture de la part d'un webmagazine qui prône plein de valeurs vachement modernes. Peut-être interroger d'autres gens sur le sujet que le seul Docteur Nau, par exemple.

Des fois qu'il vous reste une vague préoccupation en matière de pluralité d'expression, et un peu de place entre deux campagnes sur le mariage gay ou la dépénalisation du cannabis.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |