02 octobre 2013

The two most respected wine critics in France invite me

Peut-être parce que je suis membre du Circle of Wine Writers, je reçois une invitation pour la première édition de la Bettane & Desseauve Wine Experience qui se tiendra à Londres à la fin octobre.

Je n'ai rien de particulier à en dire - B&D sont de grands garçons, et je suis plutôt admiratif de leur dynamisme  Et puis, aller ainsi se jeter dans la gueule du loup, dans la perfide Albion, dont les habitudes vineuses sont si différentes de l'Hexagone, chapeau!

Le seul petit hic - parce que vous vous doutez bien qu'il y a un hic, c'est le petit encadré qui présente les deux auteurs à nos amis d'Outre Manche; car ceux-ci ont la fâcheuse tendance de ne pas connaître nos héros, voire de les snober. Ils ne savent même pas qui est Nabila, c'est vous dire!

Bref, cette présentation dit ceci: "Michel Bettane and Thierry Desseauve are the most respected wine critics in France".

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Pas besoin d'être très versé dans la langue de Conan Doyle ou de George Orwell pour comprendre.

Vous allez dire que je cherche la petite bête, mais en creux, cela a l'air de vouloir dire que les autres critiques de vins sont moins respectés.

C'est dommage, parce qu'il aurait suffit de dire que B&D comptaient PARMI les critiques les plus respectés pour qu'on n'ait pas à se poser la question.

En ce qui me concerne, je ne suis pas jaloux. Et en plus, je n'habite pas en France, donc je ne me sens pas concerné.

Tout de même, je tiens à rassurer mes proches: je suis tout à fait respecté. Au moins dans mon quartier. Et même par certains confrères. D'ailleurs, ils m'invitent à Londres!

15:54 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

Pas de fiscalité (supplémentaire) sur le vin, réaffirme le ministre Le Foll

Compte rendu des débats à l'Assemblée nationale, hier mardi 1er octobre, lors de la séance des questions parlementaires.

M. le président. La parole est à M. Thomas Thévenoud, pour le groupe socialiste, républicain et citoyen.

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Thomas Thévenoud


M. Thomas Thévenoud. Ma question s’adresse à M. le ministre de l’agriculture. C’est une question d’actualité, car elle concerne la viticulture et, comme chacun le sait, nous sommes en pleine période de vendanges un peu partout en France, notamment chez moi, dans les vignobles du mâcon blanc, du pouilly-fuissé, du saint-véran et du moulin-à-vent ! (Rires et exclamations sur tous les bancs.)

La récolte s’annonce faible en rendement, mais comme vous le savez, monsieur le ministre, petite récolte ne signifie pas mauvaise cuvée, au contraire. La qualité sera donc au rendez-vous, et c’est tant mieux, car notre balance commerciale a besoin du vin. Après l’aéronautique, le vin est en effet le deuxième secteur d’exportation pour la France, avec près de huit milliards d’euros vendus chaque année à l’étranger – c’est dire son importance dans le contexte actuel ! Ce sont également 550 000 hommes et femmes qui travaillent en France à la vigne, façonnent nos paysages, innovent, investissent et se battent pour maintenir un savoir-faire et développer la qualité.

Mais aujourd’hui, monsieur le ministre, ces hommes et ces femmes ont besoin d’être rassurés sur deux points. D’abord sur la publicité sur Internet et les réseaux sociaux. Comment imaginer, à l’heure où le commerce électronique se développe partout, que l’on puisse empêcher nos viticulteurs d’utiliser ces nouveaux moyens de communication ? Ce secteur a besoin de communiquer pour vendre. Ensuite, la fiscalité sur le vin. Nous croyons à la prévention et à l’éducation pour lutter contre les excès de la consommation d’alcool mais, à l’inverse, nous ne croyons pas à la fiscalité comportementale, autrement dit punitive, qui viendrait pénaliser nos entreprises viticoles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SRC et du groupe UMP.)

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous rassurer sur la taxation du vin et nous confirmer, en particulier, que le Gouvernement n’envisage pas d’augmentation ? Il y va de l’avenir de la viticulture française et même de l’avenir de l’économie française, premier producteur mondial de vin. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et RRDP et sur quelques bancs des groupes UDI et UMP.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

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Stéphane Le Foll (Photo Jackolan)



M. Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Monsieur le député, je ne vais pas énumérer toutes les vendanges en cours, ni citer toutes les AOC (« Mais si ! » et rires sur tous les bancs), même si je sais que cette assemblée comprend de nombreux connaisseurs.

Depuis quarante ans, la consommation de vin en France a été divisée par trois. Le vin reste, comme vous l’avez rappelé, un secteur économique qui procure à la France, grâce à ses exportations, un excédent de la balance commerciale de près de sept milliards d’euros.

Chacun le sait aussi : sur les questions de santé publique, nous devons être extrêmement vigilants et responsables. Cela étant, je répondrai très simplement à votre question en vous confirmant qu’il n’y aura pas de fiscalité sur le vin. Nous devons avoir, sur cette question, une approche centrée sur la prévention et la formation. Quant à la publicité, elle doit être encadrée, mais ouverte sur les nouveaux moyens de communication. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et RRDP et sur quelques bancs des groupes UDI et UMP).

Et à nouveau, un grand coup de chapeau à Honneur du Vin pour son inlassable travail de veille!

09:34 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : fiscalité, vin, assemblée nationale, le foll | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |