28 octobre 2013

Salut, Lou!

La ministre française de la Culture et de la Communication rend hommage à Lou Reed, "esthète contestataire" décédé dimanche à l'âge de 71 ans: "Avec Lou Reed disparaît une icône du rock, a-t-elle écrit dans un communiqué. "Son oeuvre, plongeant ses racines dans la poésie et la littérature de la Beat Generation, s'affirme comme le parcours initiatique d'un dandy pour qui le rock'n'roll est l'égal de la littérature, de la peinture et du cinéma".

Aurélie says.

J'espère qu'elle n'a pas écrit ça elle même. Ca me gâcherait ma journée - Such a perfect mourning day.

D'abord, je me demande bien ce que la France officielle vient faire là-dedans - à moins bien sûr que nous n'envisagions d'annexer Brooklyn. Ou Berlin.

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Tiens, Berlin. Sans doute un des albums les plus sombres de l'histoire du rock. La beauté du désespoir, la patte d'un écrivain d'une lucidité absolue, et qui pourtant qui ne carburait pas au bourgogne.

C'est pour ça que je vous en parle: aucun rapport ni avec la France, ni avec le vin. Juste avec l'émotion, peut-être.

Berlin? "Un désastre", avait jugé le magazine Rolling Stone à sa sortie, en 1973. L'année de naissance de la petite Aurélie.

Plutôt que de disserter sur le "parcours initiatique du dandy" (serait-ce un euphémisme pour la descente d'héroïne d'un homo new-yorkais, Mme la Ministre?), je m'en vais réécouter Lady Day, Caroline Says, The Kids et Sad Song.

Et saluer l'artiste.

Je ne suis pas fort dans les nécros, moi. C'est pour ça que je ne serai jamais ministre.

07:46 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France | Tags : lou reed, rock, berlin, ministre | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Enrichissement des vins: "on ne peut pas continuer comme ça"

On lisant ce titre sur Vitisphere, j'ai cru un instant que la filière souhaitait interdire à la chaptalisation et l'enrichissement des vins. Ce que je peux être naïf, tout de même!

J'ai vite déchanté. Lisez-vous même ICI

En lisant le commentaire de M. ou Mme Craoux, je me suis aussi aperçu que certains menaient la politique du pire: puisqu'on bidouille partout dans l'agroalimentaire, pourquoi pas dans le vin.

I beg to differ. Il ne faut pas tout mélanger, et surtout, il faut en revenir à la promesse faite au pauvre buveur.

Pourquoi la saccharose serait-elle honteuse, M. ou Mme Craoux? Oh, juste parce qu'en AOC, on vend au consommateur un produit de terroir, avec des conditions climatiques, des millésimes, et que chaptaliser ou enrichir, c'est tricher avec ce terroir. Et puis, lire que les Côtes du Rhône, cette année, ont besoin de sucre, c'est surréaliste.

J'ai connu certains des responsables qui revendiquent le sucrage, sous toutes ses formes, quand ils revendiquaient haut et fort la singularité de leurs cailloux, de leurs graviers, de leur climat, de leur histoire, jusqu'à demander qu'on leur donne la mention Premier Cru. Ca fait tout drôle.

Logiquement, pour moi, il faudrait donc renoncer à tous les bidouillages, en AOC du moins, quitte à en vendre moins. Au passage, cela ferait remonter les cours et adapterait l'offre à notre demande déclinante. On peut rêver…

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |