02 février 2014

Le cidre, l'exemple à suivre?

Il y a quelques jours, France 3 diffusait un petit reportage au sujet de la filière cidricole française, dont on nous dit fièrement qu'elle va mieux.

En termes de ventes, s'entend.

Parce qu'en ce qui concerne le nombre d'opérateurs, on est tombé à 70 transformateurs, et à quelques centaines de producteurs. Et en ce qui concerne la commercialisation, 2 groupes vendraient 85% des volumes.

Le consommateur ne le voit pas, car entre les marques de distribution et les marques à connotation régionale, il peut encore avoir l'illusion d'une certaine diversité.

"Restructuration gagnante" disent les financiers.
"Innovations marketing, cidre rosé, poiré et cocktails aromatisés" renchérissent les marketeers.

Et les produits de terroirs? Et la patte du cidriculteur? C'est le cadet des soucis de ceux qui considèrent la pomme comme une matière première et le cidre comme un produit de consommation courante.

Moi, ça m'en gâcherait presque ma chandeleur.

Imaginez un peu le même schéma dans la viticulture... L'oligopole de quelques groupes contrôlant le raisin, les marques qui font la loi, les vins aromatisés qui dopent les volumes de ventes...

Un cauchemar? Pour moi, peut-être. Mais pour certains, déjà une réalité à peine alternative.

21:40 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 février 2014

Saint Valentin: dîtes-le avec des bulles et osez l'Idylle!

Voici quelques jours, j'évoquais ici même la Saint Valentin à venir.

Evacuons tout de suite le débat sur le bien-fondé de cette fête récupérée par le monde commerçant (oui, comme l'Epiphanie, la Chandeleur, Noël ou Halloween). L'amour, c'est tous les jours, et patati... (quelle santé!). Je vous demande d'arrêter, vous allez me casser la baraque!

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Soyez culottés, osez les bulles de Jacquère...

Je poursuis donc et en engage un autre dans la foulée, de débat: marre du Saint-Amour!

Il y en a peut-être de bons. Mais jamais là où j'emmène ma femme...

Et si l'on reste à la maison, on peut avoir envie d'autre chose. Etre légèrement culotté.

Avez-vous déjà pensé aux bulles?

Et puisqu'on est dans le décoiffant, pourquoi pas une bulle de Savoie?

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La Jacquère (dont je vous parlais il y a peu) donne de bons résultats; sa légèreté et sa belle acidité se prêtent bien à l'effervescence.

Je vous en propose un, qui en plus, aura l'avantage de coller à l'actualité de votre soirée cupidonesque: la Cuvée Pétille Idylle, du Domaine de L'Idylle.

Un pétillant de Savoie (oui, ça existe, à défaut de Crémant). Et le domaine aussi. Il se trouve à Cruet, dans les Bauges.

C'est le domaine des frères Tiollier, Philippe et François. 18 hectares de Jacquère et de Roussette, en blanc; de Mondeuse, de Pinot et de Gamay, en rouge. Pour la bulle, c'est le Jacquère qui fait le plus gros du travail, aidée d'un peu de roussette (pour le gras). Ces deux-là font du pole-dancing autour d'une barre solide - celle de la vivacité.

La fiche de dégustation des Tiollier parle d'"élégante simplicité". Rarement commentaire aura été aussi épuré. Mais comme trop de modestie peut nuire, je précise: ce vin est simple comme la vie au grand air de Bauges; comme un coup de foudre; comme un baiser inattendu.

Sur le nez (pêche blanche, citron jaune); sur la bouche (frangipane, pomme bien mûre, vivacité).

Et puis là ou vous voulez.

Cette année, soyez culotté(e)s. Ou déculotté(e)s.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Savoie | Tags : jacquère | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |