12 novembre 2013

Le franc gamay du Château de Boisfranc

A Jarnioux, au cœur du pays des Pierres Dorées, au Sud du Beaujolais, ce joli château Second Empire se niche entre les vignes. 10 hectares sur un plateau surplombant Villefranche sur Saône.

Boisfranc-Beaujolais.jpg

Aux manettes depuis le début des années 80, Thierry Doat a fait passer le domaine du tout chimique au tout bio.

Un chemin difficile, un travail de longue haleine mais dont le buveur appréciera à sa juste valeur le résultat dans ce 2011, qui exprime si bien son fruit.

Très gamay – gourmand, croquant, cerise, groseille. En bouche, beaucoup de  mâche, quelques notes acidulées, déjà prêt à boire. 

Je pourrais broder là-dessus, mais pourquoi en faire des tonnes quand le vin est si pur, quand il parle de lui même...

Keep it simple.

Contact: Thierry Doat, +33 4 74 68 88 88

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 novembre 2013

11 novembre le coeur au chaud avec la Cuvée du Papet

Pour ce 11 novembre, alors que les premiers frimas blanchissent la campagne belge, et que se déroulent les commémorations de l'Armistice, j'ai eu besoin d'un petit remontant. Ou plutôt, j'ai eu besoin de commémorer quelque chose, moi aussi: une amitié.

photo.JPG

Clos du Mont- Olivet Cuvée du Papet 2006. Photo (c) H. Lalau

Thierry Sabon est vigneron au Clos du Mont-Olivet, à Châteauneuf du Pape, mais je l'ai rencontré à Stellenbosch. Nous étions tous les deux jurés au concours Michelangelo.

Le plus amusant, c'est que c'est là, dans un restaurant de la vieille ville, que j'ai pu déguster pour la première fois son vin - il en avait amené deux bouteilles. Après une petite semaine au régime sud-africain (pas désagréable, certes), j'étais content de reboire français. Et puis sa Cuvée du Papet 2005 était vraiment superbe.

J'ai revu Thierry chez lui, en 2012, et j'ai visité les vignes familiales; le Mont Olivet se trouve sur le parcours de la promenade fléchée (incontournable, si vous passez dans la région). C'est un bien bel endroit, et vous savez que je suis persuadé que les grands vins aiment les beaux endroits.

Ce midi, j'ai débouché la petite soeur de la bouteille dégustée à Stellenbosch, sa Cuvée du Papet 2006. Un cadeau de Thierry.

Tiens, je me demande si le Papet avait "fait 14-18", comme disaient sobrement les anciens combattants.

Rien de martial dans ce vin, en tout cas. La puissance, oui, mais pas l'agressivité. Une attaque franche, sur les épices et la réglisse, bien grenache; mais on n'est pas dans les tranchées, plutôt sur un coussin moelleux de velours pourpre, posé sur un beau chesterfield en cuir. Un peu de tabac blond me chatouille les papilles - on se croirait dans un vieux club anglais.

J'arrête là, c'est une grande bouteille, déjà bien belle à boire. Mais avec encore du potentiel.

Bravo Thierry, et merci.

Mes compliments au Papet, aussi! Respect aux anciens pour leur courage au combat... et pour leurs oeuvres du temps de paix.

12:45 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : châteauneuf du pape, papet, clos du mont-olivet | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |