20 décembre 2013

Le Génépi est aussi italien!

Des liquoristes des départements alpins (Savoie, Haute-Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Alpes de Haute Provence et Alpes Maritimes) ont créé une association de défense en vue d'obtenir une indication géographique (IG) pour le génépi des Alpes.

"Outre le critère géographique, la présence de la plante de génépi en zone de montagne ainsi que l'historique des sites de production placés près des lieux de cueillette sont pris en compte", dit l'association.

Juste une petite question. Pourquoi ne pas prendre en compte le génépi (ou génépy) de la Vallée d'Aoste? Il est pourtant tout aussi alpin que ses voisins français, et sa production toute aussi ancienne. A quoi rime une Indication Géographique Européenne, si elle exclue un pays d'Europe?

Génépy.jpeg

Le Genépy Ottoz, Made in Val d'Aoste

Quand donc les producteurs de L'Union feront-ils sauter leurs frontières... mentales?

J'espère que les autorités européennes donneront aux Valdôtains les mêmes droits qu'aux Français. Après tout, il y a bien des Crémants du Luxembourg...

PS. Et quid du Génépi valaisan? Lui n'est pas européen au sens communautaire, mais il est bel et bien alpin.

 

19:40 Écrit par Hervé Lalau dans France, Italie | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

19 décembre 2013

Soupçon de fraudes aux appellations de vins suisses

Vous pensiez que les pays du Sud de l'Europe avaient le monopole de la fraude aux AOC? Vous pensiez la très sage Suisse à l'abri de ces errements. Vous aviez tort!

C'est ce que met en lumière la presse suisse, avec l'affaire Giroud.

Giroud, négociant valaisan, est en effet sous le coup d'une enquête pénale dans le canton de Vaud, pour "falsification de marchandises, escroquerie et faux dans les titres ". Giroud aurait notamment vendu du Saint Saphorin... qui n'en serait pas, ou pas seulement.

A sa décharge, le système des AOC vaudoise est assez complexe (il permet en effet, dans certains cas, des assemblages avec d'autres vins).

Dominique Giroud se défend d'ailleurs de toute fraude: "j'ai demandé la validation des vins concernés par la Commission fédérale des vins et c'est en ordre".

Cette commission (dont les contrôles sont aléatoires, sauf demande expresse) dit cependant ne pas avoir la trace d'une telle demande.

Faut-il renforcer les contrôles? Faut-il renforcer la réglementation à la production (en obligeant les producteurs déclarant un vin sous une appellation à n'employer que du vin de cette appellation)? Au delà de l'affaire Giroud (car les inspecteurs du Contrôle fédéral ont relevé 7 cas d'assemblages illicites en 2012), ce seront sans doute les principaux enjeux de cette instruction - si elle aboutit.

Ce qui est rassurant (?), à notre niveau, c'est que si peu de vins suisses trouvent le chemin de l''exportation que le risque encouru par le consommateur étranger est finalement assez minime...

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Tags : vin suisse, fraude, aoc | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |