12 janvier 2014

Nicolas Bedos rejoint l'église scato

Après Myriam Leroy, c'est Nicolas Bedos qui donne dans le scatologique, à l'attention de Dieudonné.

Voici les mots de "l'humoriste": "Ma quenelle à moi, ça s'appelle une merguez et je te l'enfonce dans ton gros cul de Breton inculte. Car c'est un véritable honneur de merguezer profond la rondelle de fachos (...) C'est fou tout ce qu'on peut mettre dans un type qui n'a pas de fond".

Sans vouloir limiter la liberté d'expression de qui que ce soit, comme journaliste, et comme polémiste à mes petites heures, je me demande pourquoi l'argumentation devrait céder le pas devant l'injure et a vulgarité. Je l'ai déjà dit, je le répète: de tels propos desservent la cause que Mlle Leroy ou M. Bedos veulent défendre, ils les rabaissent. L'outrance répondant à l'outrance.

Il y a pourtant bien d'autres choses à opposer à Dieudonné. Descendre du niveau du débat d'idées à celui de l'attaque personnelle et ordurière me rappelle furieusement les méthodes du régime nazi, dont M. Bedos est pourtant bien placé pour savoir ce qu'elles ont de terrible.

Surtout, les comptes-rendus de ce sketch dans la presse française me paraissent extrêmement complaisants. Comme s'il était de bon ton, aujourd'hui, de parler de manière aussi vulgaire à la télévision.

M. Ruquier, dans l'émission duquel M. Bedos a fait cette déclaration, a plutôt paru amusé de ces propos.

Comment aurait-il réagi s'il en avait été le destinataire?

Et puis, toute cette virulence, la répétition des attaques contre Dieudonné finit par se retourner contre ceux qui les lancent. Il suffit de lire les réaction de certains lecteurs sur les sites des journaux traitant de l'affaire pour se rendre compte qu'une partie de l'opinion décroche.

M. Valls et les associations juives de France déclarent qu'ils ne laisseront passer aucun dérapage. De Dieudonné s'entend.

20:50 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : dieudonné, nicolas bedos, ordurier | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Moins d'antibiotiques dans la viande? Le Label rouge les interdit déjà depuis longtemps,lui...

Le 10 janvier dernier, l’Assemblée nationale a approuvé un article du projet de loi sur l’agriculture visant à limiter la délivrance d’antibiotiques par les vétérinaires, afin d’éviter que la résistance de l’organisme à ces médicaments se propagent aux humains par la consommation de viande. C'est bien.

Mais pour rappel, il existe déjà, et depuis fort longtemps, des filières qui excluent totalement - et volontairement - l'administration d'antibiotiques aux animaux dont ils vendent la viande: il s'agit du Label Rouge.

Pensez-y, quand vous achetez le poulet dominical.

poulet, label rouge

Le Label Rouge est sans doute plus cher, mais les animaux sont mieux traités, ils ont plus d'espace, et ne reçoivent ni hormones de croissance ni antibiotiques, ni OGM, bien sûr. Toute la filière d'approvisionnement en alimentation des volailles est contrôlée.

Tiens, ce midi, il y aura justement un Poulet fermier Label Rouge à ma table - un Bel Epi du Maine.

 

11:42 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : poulet, label rouge | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |