08 janvier 2014

A Luc Charlier

Ce matin, j'étais sur le point d'envoyer un mail à Luc Charlier, mon ami le vigneron internationaliste de Corneilla La Ribera sans Duero. Et puis je me suis dit que vous aviez le droit de savoir.

Oui, j'ai quelques accointances dans la viticulture. Des gens que j'aime bien. Des vins qui me plaisent plus que d'autres. Personnellement, je veux dire; pas pour les commentaires officiels, où je m'astreins à une objectivité d'autant plus méritoire que même à l'aveugle, mes sens sont loin d'être infaillibles. Non, je ne serai jamais un robot de la dégustation. Surtout pas quand je sais d'où vient le vin. Mais c'est difficile de déguster à l'aveugle quand on a commandé le vin! Bref, il faut des exceptions à toutes les jolies règles. Ca ne m'empêche pas d'être lucide, je crois, et ami ou pas, si je n'aime pas, je n'aime pas.

Bref, je partage.

Beste Luc,

J'ai oublié de te dire que ton ami Marc Domb est passé me livrer mes deux caisses entre les fêtes - non, en fait, après; avec mon pied dans le plâtre, je les avais un peu perdues de vue.

Ce qui m'a donné le plaisir de déguster, avec Madame (la mienne, pas celle de M. Domb), un de tes Casot 2009.

Mon cher Luc, c'est ni fait ni à faire!

Si tu t'appelais je ne sais pas moi, Zibeul, ou Ḉarpé, sans parler de Biparnon ou Pemtier, et si tu créchais plus près de Latour (Château) que de Latour (de France), tu vendrais ça beaucoup plus cher. D'accord, tu es pour le partage, le grand soir, etc... mais quand c'est bon comme ça - je veux dire, floral, mais pas géranium, mûr, mais pas compoté, animal, mais pas poulailler, épicé, mais pas agaçant ni brûlé, concentré, mais pas trop, complexe, mais pas "prise de tête"... bon j'arrête, ça tourne à l'exercice de style... bref, quand c'est grand, ça doit devenir une sorte de vitrine, de truc statutaire.

Du genre: "si à 50 ans, tu n'as pas un Casot en cave, c'est que tu as raté ta vie". Je vais voir avec Sarko si je peux lui racheter les droits. Parce que sinon, mon bon Luc, tout ce que tu vas arriver à partager, c'est de la misère!

Bon j'arrête la déconnade (en plus, c'est du temps perdu que je devrais facturer, moi aussi, si j'étais cohérent avec moi même!). Ce Casot est un sacré beau vin, la preuve, c'est qu'on a fini la bouteille à deux, Modération et moi, et que je n'ai pas pris le temps de la noter sérieusement, j'avais surtout envie de la boire.

Sur un magret, hier midi, c'était très bien, et sur du rosbif froid, le soir, encore mieux - je veux dire, ça n'allait pas particulièrement bien, ce n'était que du rosbif froid, après tout, mais on buvait le vin pour le vin, et on avait autre chose en tête que les accords gourmands. On était dans ta vigne, avec les senteurs de garrigue, le cagnard, les grappes qui murissent doucement, le Luc qui se casse les reins, les cigales, kssk ksks... C'est grave, Docteur, ces hallucinations?

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Le Casot de Luc


Luc, j'espère que tu vas te mettre des coups de pied dans l'anagramme de ton prénom pour continuer à faire du vin le plus longtemps possible; rallonger ton espérance de vie en buvant de la camomille, du single malt, de l'extrait du Casot et/ou en te dopant à l'Amour de ceux qui t'aiment, parce que quels que soient les ennuis que tu as, pour chaque bouteille que tu vends (pas assez cher, j'enfonce le clou), tu donnes en prime beaucoup de plaisir.

Et l'amitié mise à part, même pour les gens qui ne te connaissent pas, qui n'ont affaire qu'au produit, pas à celui qui le fait, c'est essentiel.

Hoogachtend, enz., etc,


Hervé

Buveur content
Palefrenier dans l'Ordre de l'Amitié Viticole

PS.  Luc Charlier, professionnellement, et pour son banquier, c'est "Coume Majou Unlimited". Pour en savoir plus, cliquer ICI

08:31 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Roussillon, Vins de tous pays | Tags : charlier, coume majou, casot | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Des poules dans les vignes de Bourgueil

Je relaie avec plaisir ce sympathique communiqué des vins de Bourgueil qui fait honneur au pays du coq.

C'est très probablement une première en France : le mardi 21 janvier, des poules seront lâchées dans les vignes de Bourgueil !

C'est le cuisinier "Vincent cuisinier de campagne", à Ingrandes de Touraine, qui a partagé cette idée avec son voisin vigneron, Philippe Boucard, du Domaine Lamé-Delisle Boucard.

Le cuisinier, qui aime proposer à ses clients des plats locaux, cherchait un terrain pour élever ses poules en plein air. A terme, son fils prendra le relais en créant une exploitation agricole.

Le voisin, toujours à l'affût d'innovations, travaille déjà sur plusieurs expériences de biodiversité. Si l'effet des poules sur la vigne n'est pas encore connu, leur activité de prédation des insectes et de maîtrise de l'enherbement ne peut-être que bénéfique.

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Photo Luis Miguel Bugallo Sánchez



Les volatiles seront retirés du vignoble quelques semaines avant les vendanges pour ne pas être tentés de goûter aux précieux raisins qui donneront des vins de Bourgueil !

1ha de vigne a été cloturé pour accueillir 250 poules.

Vous êtes cordialement invités le mardi 21 janvier à venir filmer, photographier et assister à cet incroyable lâcher de poules !

Plus d'info: guillaume.lapaque@vin-bourgueil.com

07:07 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |