12 janvier 2014

"MAJY" Brut de Franc rosé, par Couly-Dutheil

Pour moi, Couly-Dutheil évoque la bonne et vineuse ville de Chinon, bien sûr, et notamment le fameux Clos de L'Echo.

Depuis 10 ans, la maison s'essaye aussi à la bulle. Et pas n'importe quelle bulle: du cabernet-franc - on est Chinonais ou on ne l'est pas!

Elle en tire deux cuvées "Brut de Franc", un blanc et un rosé - c'est ce dernier que j'ai le plaisir de vous présenter.

rosé, bulles, cabernet franc

Derrière une robe assez soutenue se profile un nez de cerise et de framboise, très séduisant, que la bulle ne fait que rehausser; la bouche est plus surprenante, acidulée, croquante, avec des tannins qui évoquent franchement le rouge (j'ai repensé à ces espumosos de Barraida qui passent si bien sur le cochon de lait). La finale est un tantinet sur l'amer, mais j'aime ça. Le séducteur a du caractère.

Bref, un choix osé que celui du Cabernet-Franc, mais un choix payant.

Refermentation en bouteille,12 mois sur lattes.

PS. Ce joli "Couly" de fruits frais fera merveille pour un petit souper à deux en amoureux, même sans attendre Saint Valentin... Préparez les chandelles!

Contact: info@coulydutheil-chinon.com

00:45 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : rosé, bulles, cabernet franc | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

11 janvier 2014

Un comité d'agriculteurs revendique le crash d'hélicoptère en Gironde

Un mystérieux "Comité d'actions agricoles" a envoyé au Midi Libre une lettre de revendication pour le crash de l'hélicoptère ayant coûté la vie au directeur du château de la Rivière et à ses nouveaux propriétaires chinois.

Les quelques extraits de cette lettre publiés par le journal font froid dans le dos: "James Grégoire a payé de sa vie d’avoir voulu vendre à un étranger son domaine viticole du château de la Rivière le 19 décembre, dix jours exactement après notre avertissement. L’acheteur chinois Lam Kok a aussi payé de sa vie (...)".  "Ceux qui vendent à des étrangers, les intermédiaires et les acheteurs étrangers doivent s’attendre à finir au fond d’une rivière ou six pieds sous terre ! Ça brûlera ou ça sautera s’il le faut."

Les signataires (si l'on peut appeler ainsi ceux qui se cachent derrière un sigle inconnu) n'ont pas été identifiés; tout juste peut-on logiquement les situer dans la mouvance occitane, la lettre (postée des environs de Montpellier) portant le slogan "Volem viure al pais". Pour autant que ces indices n'aient pas volontairement été laissés pour égarer les enquêteurs.

Que ce comité existe ou non, l'acte qu'il revendique paraît tellement disproportionné par rapport à ce qu'il reproche aux victimes du crash qu'on a du mal à le prendre au sérieux. A moins qu'il ne s'agisse d'un leurre. Veut-on noyer le poisson? Il y aurait-il eu un chantage? Ou bien ce Comité cherche-t-il seulement à se faire une publicité (très malsaine) grâce à cette lettre?

Dans tout les cas de figure, le mot obscène est celui qui me paraît le plus adapté. Quelle que soit la cause que ce comité prétend défendre, il la salit.

Quant à la question de savoir s'il faut ou non encadrer, voire empêcher les ventes de biens agricoles aux investisseurs étrangers, elle est tellement rétrograde qu'elle ne mérite pas le débat. Autant demander si notre agriculture doit ou non pouvoir exporter sa production.

08:57 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : crash hélicoptère; château de la rivière | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |