13 février 2014

Wine in the making: Meursault 2013 Clos des Poruzots, de Roux Père & Fils

La maison Roux Père et Fils a essaimé depuis le berceau familial de Saint Aubin pour proposer une assez large gamme d'appellations bourguignonnes, de Chambolle-Musigny à Mercurey en passant par Santenay ou Rully...

Et notamment un Meursault Premier Cru Clos Les Poruzots 2013, proposé à la dégustation à Bruxelles lors de la présentation du millésime 2013 par Le Wine.

Certes, c'est encore très jeune pour un vin qui vient de faire sa malo, et qui ne sera pas sur le marché avant l'automne. Mais il promet.
Le nez de poire et de raisin blanc s'estompera peut-être, mais pas son équilibre en bouche - du gras, mais de la vivacité aussi, un peu de pamplemousse; la finale évoque le coing, le miel et la camomille, avec une pointe de salinité.
Matthieu Roux souligne que sa parcelle est très bien exposée, à mi-coteau (le Premier Cru des Poruzots, orienté Sud, touche aux Genevrières). Il insiste aussi sur le fait qu'il évite de trop recourir au bâtonnage. Il ne cherche pas la richesse à outrance, il aime les vins vivants. Et moi aussi.

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Roux Père & Fils: +33 3 80 21 32 92

00:52 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

12 février 2014

Irréductible 2012, de La Bégude

Je vous ai déjà parlé des Tari et de leur Domaine de la Bégude; et même de leur cuvée Irréductible.

Peut-être, cette fois-ci, que je devrais commencer par vous dire ce que ce vin... n'est pas.

Ce n'est ni un rosé facile, ni un rosé de piscine. Tant mieux, puisqu'on est en février!

Ce n'est pas un rosé clair. Tant pis pour la mode. D'ailleurs Nicolas Hulot l'a dit: il faut sauver le corail.

Ce n'est pas un Bandol AOC. Tant pis, puisque l'appellation n'en veut plus; ou l'inverse; ou les deux.

Ce n'est pas un rosé à boire vite. La plupart des producteurs commencent à faire goûter leurs 2013, mais les Tari m'envoient leur 2012.

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Irréductiblement coloré, corsé, savoureux... en bref, hors des modes

Et si on le dégustait?

Dès la première inspiration, une giclée de grenadine m'a explosé au nez, suivie de près par les épices, et une jolie note d'amandes fraîche. La bouche est concentrée, c'est du vin, pas de l'eau colorée. Les tannins sont bien marqués, sans être rêches. Rien de lourd ni d'alcooleux, mais de la structure. Retour des épices en finale (poivre noir), avec une pointe de truffe.

A l'aveugle, on croirait un rouge. C'est sans doute son côté mourvèdre. Et dire qu'avant le phylloxera, ce cépage était la base des rouges de Provence!

Et dire que le Français moyen, sous son bob Ricard, est persuadé que les rosés les plus pâles sont les meilleurs! Et même les sommeliers - qui ne sont pourtant pas des imbéciles, puisqu'ils sont sommeliers!

Qu'est-ce que je pourrais bien faire de plus, qu'est-ce que je pourrais écrire de mieux pour changer ça?

Il faut de tout pour faire un monde du vin, c'est sûr. Mais des gens qui se déterminent encore d'après la couleur, tout de même, en 2014... C'est pas beau.

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans France, Provence | Tags : tari, bégude, bandol, provence | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |