03 février 2014

Libéraux, les agriculteurs français?

C'est sur le site de la France Agricole. On apprend que la Coordination rurale demande la libéralisation du marché des céréales et grains. Et que selon un sondage réalisé par le syndicat, 96% des producteurs partagent cet avis.

Ce qui m'apprend deux choses: d'abord, que le marché des céréales n'est pas libre en France. On ne peut vendre directement sa production. Je l'ignorais. Je me demande bien pourquoi.

Ensuite, que dans l'agriculture française, on peut très bien fustiger le libéralisme (ouh, le gros mot!) quand il s'agit des plantations de vignes, et le réclamer quand il s'agit de vendre des grains.

Comprenne qui pourra...

12:02 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

02 février 2014

Le cidre, l'exemple à suivre?

Il y a quelques jours, France 3 diffusait un petit reportage au sujet de la filière cidricole française, dont on nous dit fièrement qu'elle va mieux.

En termes de ventes, s'entend.

Parce qu'en ce qui concerne le nombre d'opérateurs, on est tombé à 70 transformateurs, et à quelques centaines de producteurs. Et en ce qui concerne la commercialisation, 2 groupes vendraient 85% des volumes.

Le consommateur ne le voit pas, car entre les marques de distribution et les marques à connotation régionale, il peut encore avoir l'illusion d'une certaine diversité.

"Restructuration gagnante" disent les financiers.
"Innovations marketing, cidre rosé, poiré et cocktails aromatisés" renchérissent les marketeers.

Et les produits de terroirs? Et la patte du cidriculteur? C'est le cadet des soucis de ceux qui considèrent la pomme comme une matière première et le cidre comme un produit de consommation courante.

Moi, ça m'en gâcherait presque ma chandeleur.

Imaginez un peu le même schéma dans la viticulture... L'oligopole de quelques groupes contrôlant le raisin, les marques qui font la loi, les vins aromatisés qui dopent les volumes de ventes...

Un cauchemar? Pour moi, peut-être. Mais pour certains, déjà une réalité à peine alternative.

21:40 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |