27 février 2014

Les Boires, Chinon 2011, de Donatien Bahuaud

Les Boires. Voila qui évoque furieusement le vin. Mais dans le parler de l'Anjou et de la Touraine, le mot désigne un bras mort de la Loire.

Mort, ce vin ne l'est pas, assurément; mais de Loire, sans aucun doute.

Espiègle, il s'entortille dans votre nez comme un tourbillon entre deux bancs de sable, mélangeant cassis, griottes et groseilles à maquereau - un registre plutôt vif, donc. La bouche n'est pas en reste, qui vous emmène sur l'autre rive, plus loin, du côté du Macassar - Dieu que la Loire est large, ici! Ou serait-ce la Vienne? Quoi qu'il en soit, nous voici le palais plein d'épices, de poivre et de réglisse, notamment. Nous poussons même une pointe du côté de Mokka, le café vert se mêle au cacao, mais aucune vanille à l'horizon, aucun grillé non plus. La finale revient sur le fruit noir, le fleuve s'assagit un peu, il coule, presque indolent, à présent, vers les berges de la sérénité. La sienne, et la nôtre.

A ce qu'on dit, Donatien Bahuaud était un fouineur, un défricheur, un découvreur de vins. Si l'homme a disparu, son message est toujours vivant, même si la maison fait maintenant partie du Groupe Ackerman.

En témoigne l'assemblage des deux terroirs qui font ce vin: coteaux calcaires et sables des bords de Loire.

A noter que pour cette cuvée, les experts de la maison (Séverine Lepaul et Frédéric Nouet) se sont adjoints les services d'un magicien de l'élevage en barriques, Jacques Lurton.

Le mot magicien n'est pas usurpé; si ce Chinon a vu le bois, il l'intègre si bien qu'on le perçoit à peine. Il a gagné en structure, sans doute, mais sans rien perdre de sa délicatesse.

Pour un coup d'essai (car c'est le premier millésime de cette cuvée), c'est un coup de maître.

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00:09 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : donitien bahuaud, ackerman, chinon | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

26 février 2014

Villerambert-Julien entre dans le giron commercial de Bonfils

La maison languedocienne Bonfils vient de conclure un accord d'exploitation et de commercialisation de l'excellent Château Villerambert-Julien (Caune-Minervois), une étiquette bien connue dans la restauration. Michel Julien conserve la tête de l'exploitation. Le château devrait faire l'objet d'un développement œnotouristique.

L'oenotourisme, les Bonfils savent faire aussi, comme ils l'ont démontré au château de Carasses.

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Château Villerambert-Julien

11:16 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : bonfils, languedoc, villerambert-julien, partenariat | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |