11 février 2014

Fillon, ami du vin?

Après François Hollande et Stéphane Le Foll, c'est l'ancien Premier ministre François Fillon qui s’est rendu à la Villa Cahors Malbec le 7 février dernier, pour faire part de sa vision du vin: "Pour moi, le vin est un élément constitutif de notre identité nationale et c’est un élément de production de richesses considérables pour un pays, qui a occupé pendant longtemps les premières places dans le monde, qui a été un peu bousculé ces dernières années parce qu’il s’était peut-être un peu endormi sur ses lauriers, et qui a avec la viticulture un gisement de productions, un gisement de richesses, un gisement d’emplois, un gisement d’exportations, un gisement pour le rayonnement économique qui est considérable. Il faut défendre ses deux atouts, l’aspect culturel, l’aspect identitaire et puis l’industrie, la production de richesses qui est absolument fondamentale dans un pays qui par ailleurs a bien des difficultés économiques”.

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François Fillon (Photo Rama)

Tout cela est bel et bon. Mais pourquoi, au cours de son long mandat à Matignon, M. Fillon a-t-il fait si peu pour le vin?

Pourquoi, notamment, le gouvernement Fillon n'a-t-il jamais repris à son compte la proposition de loi du Sénateur Courteau,visant à faire du vin un produit légalement culturel, identitaire, comme  François Fillon semble le revendiquer aujourd'hui?

Les années 2007-2012 ont sans doute été les plus noires pour la liberté d'expression en matière de vin.  Rappelons, par exemple, que la ministre de la Santé de M. Fillon, Mme Bachelot, a repris à son compte, sans sourciller, les arguments des prohibitionnistes selon lesquels le risque de cancer apparaît dès le premier verre de vin.

On ne peut pas dire que ce type de message ait beaucoup favorisé la cause du vin.

Alors, même s'il est sincère à titre personnel (je lui laisserai le bénéfice du doute), que M. Fillon, à présent dans l'opposition, vienne aujourd'hui étaler son amour pour le breuvage de Bacchus m'inspire deux réflexions: un peu facile et un peu tard.

 

19:26 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : fillon, politique, vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 février 2014

Pour toi, chérie, ces quelques fleurs d'automne...

J'ai déjà eu l'occasion ici de vous dire tout le bien que je pense des vins de Pierre Gaillard.

Et notamment de ses Condrieu secs.

Et en doux?

Comme il n'y a pas de vendanges tardives à Condrieu (enfin si, il y en a, mais la mention est réservée en France à  l'Alsace, à Gaillac et Jurançon); donc, comme on ne peut donc pas le marquer sur une étiquette, cela s'appelle Fleurs d'Automne.

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Quel que soit son nom, c'est irrésistible!

Ce vin, c'est du Viognier et beaucoup de patience. C'est délicieux comme des lèvres chaudes aux frimas, comme une promesse d'été dans la grisaille.

D'abord, l'oeil  s'étonne devant la belle robe entre l'or et l'orangé, profonde et brillante. Sexy, comme une robe de soirée joliment échancrée. On a envie d'en savoir plus. La narine frémit devant le panier de fruits qu'on lui propose (oranges amères, raisins secs, pêche et coing) et puis les fleurs du Sud (lavande, rose de Damas); la bouche entre dans la danse, avec des bonbons au miel, de l'ananas, un peu de sirop d'érable, et un empilage impossible de couches d'acidité et de douceur, qui semblent se répondre. Si j'étais poète, je dirais que le soleil a rendez-vous avec la lune, le citron avec la cerise, que les fils de novembre nous reviennent en mai... ou en février.

Chérie, pour ta Saint-Valentin, voici ces quelques fleurs...

PS. 34 euros pour cette bombe, cordon compris, c'est pas cher.

11:36 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : condrieu, gaillard, fleurs d'automne, saint valentin | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |