30 mars 2014

Saint Emilion en deuil: Christine Valette est décédée

Pour In Vino Veritas, voici deux ans, j'avais interviewé Christine Valette, du Château Troplong Mondot.

Et voici que j'apprends sa mort, à l'âge de 57 ans, "des suites d'une longue maladie" qui la rongeait sans doute déjà quand j'évoquais avec elle "ce qui la faisait courir", à savoir, la passion. 

La mort, surtout à cet âge, est toujours injuste, et la maladie aussi. Pour Christine comme pour les autres. Sauf qu'elle, je la connaissais (un peu), pour l'avoir croisée lors de visites sur place, notamment dans le cadre de la Jurade. Et que j'appréciais la femme comme son "bébé", ce Château dont elle avait su, avec son mari Xavier, faire un vrai grand nom à Saint Emilion - bien au-delà du classement.

Je garderai le souvenir de sa grande classe, de son inlassable énergie et de son sourire.

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Mes condoléances à sa famille et à ses proches. 

 

 

14:35 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : troplong mondot, valette, parienté | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

Municipales 2014: les premiers résultats du second tour

En avant première, avant même les réseaux sociaux, twitter, facebook, linkedin, google+, voici les résultats des Municipales 2014. Une exclusivité Chroniques Vineuses.

Aujourd'hui, en effet, c'était le deuxième tour.

Chez moi, ce midi, j'ai fait deux tours en un. D'abord, il y a eu le vin de l'apéro, puis le vin du plat de résistance (du poulet aux épices, si vous voulez tout savoir).

J'ai choisi deux appellations communales, bien sûr, pour être en phase avec l'actualité.

D'abord, un Vouvray mousseux de Monmousseau (100% Chenin). Pour ce candidat, c'est le Chenin de la Victoire.

Au nez, fleurs d'oranger, pomme bien mûre, pêche blanche, coing. La bouche, elle, joue les funambules entre la fraîcheur et le gras, un peu comme un Radical, naguère, hésitait entre droite et gauche. Qu'importe, c'est vif, généreux et bien fruité. Et pas cher, en plus! Vous voulez que je vous dise: des vins comme ça, on devrait en faire plus. Pour le peuple des buveurs, de gauche ou de droite.

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Ensuite, j'ai élu la Cuvée L 2012 (L pour Légende) de Mas Amiel.  Un maury sec - grenache carignan sur calcoschiste, parcelle du Cabirou.

Ca a l'air d'une sélection de vieilles vignes, d'un vin de micro-terroir, avec même un poil de cépage injustement dénigré (bonjour Tonton Carignan, alias Michel Smith!). Miracle, dans la bouteille, comme auraient dit les Tontons Flingueurs, "C'en est"!

Au nez, un fruit un peu sauvage, de la confiture de fraise dans laquelle on aurait mis un peu de cannelle et de paprika (les Espagnols font bien de la confiture de poivron!); la bouche ne fait pas dans le centrisme à l'eau tiède, elle est très épicée, bien fraîche, un poil mentholée, mais c'est plutôt bien car cela fait passer l'alcool (14,5% à la pesée); au final, on a un vin presque gouleyant, mais racé. A la fois minéral, tendu et digeste, ce vin devrait faire de la politique!

politique, vin, mas amiel, monmousseau

Qu'importent les slogans idiots, le vocabulaire éculé: pour ce deuxième tour des Municipales, mes deux candidats ont tenu toutes leurs promesses!

Plus d'info: ‎www.monmousseau.com et Mas Amiel

13:04 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire, Roussillon | Tags : politique, vin, mas amiel, monmousseau | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |