27 mai 2014

Moulin de la Roque Grande Réserve Rosé 2013

Si la Provence est réputée pour ses rosés, Bandol, lui, brille d'abord par ses rouges;

Mais ne dédaigne pas la couleur tendre. En voici un exemplaire, signé du Moulin de la Roque, un groupement de producteurs dont j'ai déjà eu l'occasion d'apprécier les cuvées parcellaires de rouge, qui mettent si bien en avant le terroir complexe de l'appellation). 

Si je devais résumer en un mot la robe de ce rosé, je dirais: saumonée; pour le nez, j'écrirais: tropical (mangue) et pour la bouche: épicée.

Le plaisir est une chose simple, n'est-ce pas, alors pas besoin de longs discours.

Tout de même, ce rosé est assez long, et même complexe en bouche, alors rajoutons quelques mots en vrac: mourvèdre, grenache, cinsault; sec, vif, tendre, eau de rose, thym, fénugrec, garrigue.

De tous ces mots, faites bon usage, et buvez un bon coup là dessus!

 

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Plus d'info: Moulin de la Roque

00:03 Écrit par Hervé Lalau dans France, Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26 mai 2014

Fesles en sec

Vous connaissez sans doute le Château de Fesles pour ses excellents liquoreux (Bonnezeaux, Coteaux du Layon). Peut-être vous rappelez-vous que ce domaine à un temps appartenu au grand pâtissier Lenôtre - quoi de plus normal que de vouloir apparier ce type de vins à des desserts?

Puis le château est entré dans la famille Germain; enfin, voici quelques années, dans l'orbite de Lacheteau, la filiale ligérienne du groupe Grands Chais de France. Les propriétaires passent, les vignes demeurent. Et l'équipe technique.

Ce n'est pas par esprit de contradiction (quoique), mais je vous parlerai aujourd'hui du vin "sec" produit ici - en Anjou blanc, donc, puisque que Coteaux du Layon et Bonnezeaux sont réservés aux doux. 

Et plus spécifiquement du Chenin Sec Cuvée la Chapelle 2010 "Vieilles Vignes".

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Ce qui est remarquable, avec ce vin, c'est qu'il commence comme un grand liquoreux de Loire, avec toute sa palette d'arômes très riches - camomille, coing, miel - mais que la transition vers le sec se fait sans à coup, tout naturellement, au travers d'un léger voile fumé; en bouche, on entre d'emblée dans le vif, dans la partie plus acide du sujet, mais les arômes du nez ne nous quittent pas, aussi le vin n'a-t-il rien de dissocié. La finale, sapide, est presque aussi longue que celle d'une liquoreux, avec en prime petite touche d'amertume sympa et de réglisse.

Un grand coup de chapeau au chef de culture, aux vendangeurs et aux vinificateurs, à toute la chaîne de patience et de soins qui a permis de faire de ce vin autre chose qu'un sous-produit: un grand produit, mais sec.

 

 

07:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |