31 mars 2014

Le Morgon 2011 de Piron contribue au rapprochement sino-français

Le président chinois en visite en France ne concevait pas de voir Lyon sans déguster un bon Beaujolais. Toute comparaison avec un président français en visite dans un pays viticole étranger serait désobligeante, aussi m'en abstiendrai-je.

Toujours est-il que selon le souhait de M Xi, Dominique Piron s'est chargé de représenter le Beaujolais dans les salons de l'hôtel de ville, le 25 mars dernier, avec son excellent Morgon 2011 (je peux le dire, car je l'ai goûté à une autre occasion).

Il confirme que le président chinois est un adapte du Beaujolais, vin abordable dans tous les sens du terme.

«Le marché du vin en Chine est très grand» a déclaré Xi Jinping, un peu à la manière d'une maxime chinoise légèrement absconse. Mais sans doute faillait-il y voir un encouragement, maintenant que les barrières techniques à l'importation viennent d'être levées en Chine.

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M. Xi - ou serait-ce M. Piron?

Un amoureux du Beaujoiais, en tout cas... (Photo (c) H. Lalau)

En tous cas, le ministre français des Affaires étrangères a glissé "bien joué" au producteur français. Sur ce coup-là, je suis 100% Fabiusien.

Qui sait si nos vins, en plus de représenter une belles sources de devises, ne contribuent pas à huiler les rouages de nos relations extérieures? Avec la Chine, il y avait la diplomatie du ping-pong, la diplomatie du panda, il y a maintenant la diplomatie du Morgon (Côte de Xi, bien sûr)

Peut-être M. Fabius devrait peut-être ouvrir une ambassade à Paris, auprès du ministère de la Santé?

 

00:29 Écrit par Hervé Lalau dans Chine, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

30 mars 2014

Saint Emilion en deuil: Christine Valette est décédée

Pour In Vino Veritas, voici deux ans, j'avais interviewé Christine Valette, du Château Troplong Mondot.

Et voici que j'apprends sa mort, à l'âge de 57 ans, "des suites d'une longue maladie" qui la rongeait sans doute déjà quand j'évoquais avec elle "ce qui la faisait courir", à savoir, la passion. 

La mort, surtout à cet âge, est toujours injuste, et la maladie aussi. Pour Christine comme pour les autres. Sauf qu'elle, je la connaissais (un peu), pour l'avoir croisée lors de visites sur place, notamment dans le cadre de la Jurade. Et que j'appréciais la femme comme son "bébé", ce Château dont elle avait su, avec son mari Xavier, faire un vrai grand nom à Saint Emilion - bien au-delà du classement.

Je garderai le souvenir de sa grande classe, de son inlassable énergie et de son sourire.

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Mes condoléances à sa famille et à ses proches. 

 

 

14:35 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : troplong mondot, valette, parienté | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |