06 avril 2014

En attendant Giboulot

Ou plutôt, en attendant le verdict du tribunal de Dijon, demain, revenons sur un des aspects-clefs de l'affaire Giboulot.

«Est-ce que si, à proximité de de vos vignes, il y avait eu des vignes touchées par la flavescence dorée, votre décision (de ne pas traiter) aurait été la même?», a demandé à Emmanuel Giboulot la présidente du tribunal. «Bien sûr, j’aurais traité», -t-il répondu. 

Ce que Giboulot dénonce, c'est un "dévoiement du principe de précaution".

Mais pour Jean-Roch Gaillet, directeur régional de l’alimentation et de l’agriculture, la maladie était pourtant bel et bien présente:  «Dans les communes voisines, à Pommard, à Volnay, à Saint-Aubin, à Meursault, nous avons trouvé de la flavescence dorée».

Au-delà de la condamnation, qui semble presque secondaire, c'est donc le principe qui est en jeu. La validité d'un arrêté préfectoral, le droit à la désobéissance civique, à une forme de résistance active ou passive face à l'administration.

11:18 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Tags : flavescence dorée, emmanuel giboulot, jean-roch gaillet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

Poésie d'un mousseux de Touraine: Monmousseau Cuvée JM Rosé

Pas toujours facile de s'y retrouver dans les bulles de la Loire. Grosso modo, Il y a une appellation régionale, le Crémant de Loire, deux appellations communales, Vouvray et Montlouis, et deux appellations entre les deux, Saumur et Touraine.

Ne me demandez pas le pourquoi du comment: il y a plein de raisons, aussi imparables les unes que les autres: la tradition, l'histoire, la départementalisation. Le résultat n'est guère probant: c'est une belle confusion. Alors autant se repérer à la marque. Monmousseau, par exemple.

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Sise à Montrichard, cette jolie cave s'adosse à la falaise de tuffeau - plus tourangeau que ça, tu meurs.

La Cuvée J.M., qui existe en blanc et en rosé (celle que je vous présente aujourd'hui), rend hommage à Justin-Marcel Monmousseau, le neveu du fondateur, et celui qui a lancé la champagnisation à la cave. La cuvée est issue de Cabernet Franc et de Gamay.

Franc, le vin l'est, sans aucun doute, qui déverse d'emblée sa corbeille de fruits rouges (groseille, cerise, framboise); la bouche est fraîche, vive, élégante; se dégage de l'ensemble une impression de légèreté. Peut-on parler de gourmandise aérienne? Juste pour cette fois, on répondra oui, car le vin, comme la poésie, ne souffre guère de lois. D'ailleurs, le vin, parfois, c'est de la poésie.

Ce n'est pas votre tasse de thé? Je ne vous retiens pas plus longtemps.

Info: Monmousseau

00:27 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : monmousseau, touraine, rosé, mousseux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |