12 avril 2014

Divisons le nombre de régions par deux

Je suis très favorable à la réforme territoriale envisagée par M. Valls.

Diviser par deux le nombre de régions françaises? Chiche!

Et si on n'y arrive pas par la négociation, ou parce que tel président de région n'a pas envie de remettre son tablier, il faudra que le Parlement tranche (sur Mer).

Projet 2.jpg

Un des projets du gouvernement

Et si ça ne marche toujours pas? Alors vendons des régions!

La France a besoin d'argent. Pourquoi ne pas vendre le Nord-Pas de Calais à la Wallonie (avec le double avantage qu'en cas d'indépendance de la Flandre, elle constituerait alors une entité viable)?

Vendons aussi PACA à la Floride. Même taux de retraités élevé, même présence de bandes organisées, même culture d'entreprise. Je propose juste de garder le Vaucluse parce que quand même, vendre Châteauneuf, Gigondas et le Luberon aux Ricains, c'est non.

Vendons le Calvados au 12ème arrondissement de Paris. Fiscalement, ce sera avantageux pour les gens du Marais qui ont une villa à Deauville ou Cabourg.

Vendons la Loire Atlantique aux Atlantes, comme ça, on n'aura plus à se poser la question de la Bretagne à 4 ou 5 départements et du chef lieu de région.

Ne gardons que les régions de grands crus. Avec, éventuellement, des corridors de transit pour les assemblages.

Divisons aussi le nombre d'AOC par deux. Inspirons nous du modèle d'Air Parif. Ne seraient utilisables en année paire que les AOC dont les départements ont un numéro pair, et en année impaire que les AOC des départements à numéro impair.

Vive la France, une et fermentescible! Liberté, égalité, buvabilité.

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Europe, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 avril 2014

Bordeaux 2013 selon Christian Seely: "La presse dénigre"

Suite du feuilleton "Saving Private Bordeaux 2013". Si ça continue, il y aura bientôt autant d'épisodes que dans Brothers in Arms. Ou devrais-je parler de "Plus Belle la Vie"?

Aujourd'hui, c'est Christian Seely qui s'y colle. Le très compétent patron d'Axa Millésime dénonce un "effort concerté de la presse" pour dénigrer le millésime.

Je cite: “What I feel very strongly about this vintage is that there has been more or less a concerted effort since the time of the harvest to talk the vintage down in the press. “Now the wines are starting to come out it’s almost as if there’s a desire in the wine press to see it not work, which is a great shame.”

Moi, c'est drôle, je parlerais plutôt d'un effort concerté des raisins de 2013 pour ne pas être de qualité… de la méchanceté de dame Nature, que même les tries, les  assemblages de cuvée "spécial primeurs", l'ajout d'autres millésimes, la tambouille habituelle, quoi, n'arrive pas à gommer cette année.

Et je trouve même que la plupart  de mes confrères sont trop généreux. Même si quelques châteaux ont fait de jolies choses, joli, ce n'est pas grand. Or les grands crus de Bordeaux nous promettent toujours du grand, pas des vins de soif. C'est là qu'est l'os: on ne peut pas marcher sur la pointe des pieds tout le temps. De temps à autre, même avec la technologie de pointe, on ne peut compenser les déficiences de la matière première.

Quant à la concertation entre les gens de la presse... c'est comme si moi j'accusais les grands crus de fixer ensemble leurs prix. Euh, non, mauvais exemple.

Et puis, la presse, Messieurs les propriétaires, si elle vous déplaît, vous n'avez qu'à plus l'inviter.

Et pourtant, je l'aime bien, Christian.

10:47 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : bordeaux | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |