12 mai 2014

Quand la météo est au Méditéo...

Ne vous y trompez pas: ce vin n'incite guère à la méditation, mais plutôt au plaisir immédiat de ses arômes d'agrumes (orange, cédrat) et de pêche abricot. Sa bouche est équilibrée, ni trop molle ni trop acide, la finale est plaisante, pas très longue, on ne s'ennuie pas, voici le "bon petit soldat" du rosé, il fait le boulot, sans chichis, sans fioritures.

Et pour peu que le soleil se montre, la météo se met au Méditéo...

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Ah, au fait, Méditéo se réfère plutôt à la Méditerranée. C'est un IGP Pays d'Oc produit par le négociant rhodanien Gabriel Meffre. Plus précis qu'un site météo, celui Méditéo nous dit que le producteur a veillé à atteindre la maturité optimale pour extraire tout le caractère du cépage.

 

Encore heureux!

Seulement, celui ci n'est pas mentionné. Je vous laisse méditer là-dessus.

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : méditéo | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 mai 2014

In Vino... L'Hospitalitas

Hier, j'ai ouvert une bouteille de L'Hospitalitas 2011, une des cuvées parcellaires de Gérard Bertrand - celle-ci vient du Château de L'Hospitalet, à La Clape.

Je connais l'endroit (j'ai séjourné plusieurs fois à la Clape); de plus, je connais la plupart des rouges de cette gamme - j'ai eu l'occasion de les déguster à Carcassonne lors de Millésimes en Languedoc.

Depuis, j'ai un a priori plutôt favorable sur Gérard Bertrand, sa philosophie, son travail, ses équipes.

Oui, mais chaque vin est différent, il faut se débarrasser de ses a priori à chaque nouvelle bouteille.

Des a priori, ma femme n'en a pas, en la matière. Elle ne connaît pas Gérard Bertrand, elle ne situe pas La Clape sur une carte, elle n'a aucune préférence pour le mourvèdre, la syrah ou le grenache, aucun avis sur la longueur d'élevage ou le type de barrique. Si moi, je déguste le crayon à la main, si j'analyse, si je décortique, elle, elle goûte avec le seul souci de savoir si elle va finir le verre. 

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Hier, je lui ai servi L'Hospitalitas. Elle ne m'a pas parlé de ses jolis arômes (de fruits noirs et de cuir), ni des épices (allez savoir comment, le romarin et le thym de la garrigue ont sauté dans le verre!), elle m'a seulement dit ceci: "C'est le meilleur vin que j'ai bu depuis longtemps. Tu m'en ressers?".

Je précise que le vin ne manque pas à notre table, c'est un des avantages de ce métier. Parmi les derniers que je lui ai servis, il y avait pas mal de grands noms. 

Ce qui m'a frappé, aussi, c'est qu'elle ait instinctivement apprécié ce vin, certes corpulent, solaire, mais aussi élégant, et très frais (il y a une superbe touche d'eucalyptus et de menthe en finale). La somme, le tout vaut plus que l'addition des éléments, des arômes, des textures, ce vin a du fond, une matière, une sorte de magie, la coexistence pacifique mais improbable de plusieurs couches de saveurs. Vous voyez ce que je veux dire? Sinon, même pas grave, il suffit de boire!

L'Hospitalitas mérite bien son nom, puisqu'il accueille aussi bien les oenophiles, les oenolâtres et ce que j'appellerai, sans mépris aucun, "le commun des buveurs". Ceux qui apprécient le vin sans trop se poser de questions, ceux qui gardent l'esprit et la bouche ouverts. Ceux qui ne se paient pas de mots.

J'arrêterai là. Quand c'est bon, c'est bon!

00:19 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : gérard bertrand l'hospitalitas | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |