19 décembre 2014

Pour Noël, pourquoi pas l'Hermitage bio de la Cave de Tain?

J'ai rencontré Xavier Gomart, le Directeur de la Cave de Tain, lors d'un voyage sur place, à la fin août. J'avais apprécié son Saint Joseph, dégusté à cette occasion; il a eu la gentillesse de m'envoyer une sélection de sa (large) gamme.

Me voila donc embarqué dans un voyage immobile, au fil de ses Crozes-Hermitage, de ses Cornas, de ses Hermitage, avec même un Collines Rhodaniennes; et au fil des millésimes (de 2012 à 2009).

Ce qui me frappe, c'est la diversité. Les élevages plus ou moins longs, les assemblages, les cuvées parcellaires, il y en a pour tous les goûts. 

Le mien me porte surtout vers les produits qui laissent le plus parler la syrah, en ce qui concerne les rouges.

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J'ai tout particulièrement apprécié L'Hermitage 2012, "Vin Biologique".

Merveilleux, ce vin!

Ce n'est pas le genre de qualificatif que j'emploie très souvent. 

Je n'en vois pas d'autre pour désigner le fruité, le soyeux, le gouleyant de ce vin et l'harmonie entre ces parties. Et son côté sauvage, aussi. Il m'a pris d'assaut comme le Napoléon d'Arcole.

Il y a de la magie dans ce vin.

Plus que dans les mots pour le décrire, pour l'habiller...

Aussi suis-je tenté d'arrêter là. Que vous importe, en définitive, que je vous parle de mûre ou de framboise, de burlat ou de réglisse, de prunelle, de cuir ou de tabac, de thym ou de romarin, que je parle de fraîcheur ou d'acidité, ce qui revient au même.

Ceux qui m'aiment prendront le train... je veux dire, ceux qui me font confiance choisiront ce vin. Ce sera certainement un excellent compagnon pour vos repas de fêtes. Il ne craindra ni la dinde, ni le chapon, ni l'oie, ni la canette. Un peu de gras lui siéra, il a la vivacité pour le soutenir. 

Pour finir, un petit mot pour enfoncer un de mes clous favoris: négociant, coopérative ou cave particulière, petit ou gros faiseur, ce n'est pas mon propos. Je déguste et je commente. Ce vin me plaît, je le dis, qu'il vienne de la Cave de Tain ou d'ailleurs. Qu'il soit nature, bio, biodynamiste ou conventionnel. Si vos préférez des blogs plus spécialisés, plus engagés, libre à vous, je ne crache sur personne.

Ma vérité est dans le verre, et en l'occurrence, dans le verre, il y a un vin bio de coopérative.

A oui, j'oubliais, cet Hermitage coûte 25 euros prix départ cave. Pour ce prix là, combien de grands Crus de Bordeaux ou de Bourgogne?

00:03 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

18 décembre 2014

Un polémique sur Miraval, une!

Un article de Vanity Fair (France) lance une polémique à propos du vin de Brad Pitt et Angelina Joli, Miraval.

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La question serait de savoir si le vin est bio ou pas.

La réponse est pourtant facile - pour quiconque traite régulièrement du vin.

Le domaine est exploité en bio. Mais le vin contient aussi des raisins de parcelles voisines qui ne sont pas bio. Raison pour laquelle le vin n'est pas étiqueté bio.

Il n'y a donc aucune tromperie, aucune entourloupe, juste l'illustration, au mieux, de l'ignorance du rédacteur de ce papier, et au pire, de sa mauvaise foi la plus crasse. Sans vouloir jouer les vedettes, c'est dans ces moments là que je me dis que le journalisme en vin a encore une certaine raison d'être. Pour bien informer, il faut être bien formé dans le sujet qu'on traite. 

Un vrai pro se serait plutôt intéressé au prix obtenu par le vin de Miraval dans le Wine Spectator - "Meilleur Rosé du Monde", c'est un peu exagéré, non?

D'abord, ça ne veut rien dire. Quel panel sérieux pourrait décider de ce qui est "meilleur" entre un Tavel, un rosé des Pouilles, un Côtes de Provence, un Oeil de Perdrix suisse, un Navarre, un Cabernet d'Anjou?

Et puis, je trouve amusant que pour la première fois qu'un magazine américain décerne ce prix (à peine si le Wine Spec considérait le rosé comme du vin, ces dernières années), il récompense des compatriotes. Stars, de surcroît.

Pour moi, c'est là le vrai scandale. Si les magazines du vin se pipolisent, leurs articles ne vaudront bientôt pas plus que ceux des torchons pour bimbos et blaireaux. Voila, c'est dit!

09:57 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France, Pour rire, Provence | Tags : miraval, vanity fair, wine spectator | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |