13 août 2014

Pétition contre la présence des aromatisés au rayon vin

Je lance officiellement aujourd'hui une pétition contre la présence des vins aromatisés (type rosé pamplemousse) au sein des linéaires vins des supermarchés, comme c'est souvent le cas.

Car ces produits ne sont pas du vin au sens strict - ils ne l'ont jamais été, ce ne sont que des boissons aromatisées à base de vin.

Les producteurs de beurre ont bien obtenu que leurs produits soient séparés des margarines; alors je ne vois pas pourquoi ceux qui élaborent des vins uniquement à partir de raisin devraient supporter la cohabitation avec des cocktails.

Surtout, je ne vois pas pourquoi, alors que la réglementation semble souvent considérer que le consommateur moyen possède un QI de 42, et n'est pas capable de reconnaître un IGP d'un AOP sur une étiquette, où de comprendre que l'on peut faire des vendanges tardives partout dans le monde, on prend le risque de lui faire croire qu'un rosé-pamplemousse est un vin comme les autres.

Vous êtes d'accord avec moi: signez ICI

Cela ne vous coûtera rien que quelques secondes de votre temps. Mais cela permettra de montrer que oui, certains font encore la différence, et que le vin n'est pas un produit comme les autres.

Et qui sait, les instances officielles relaieront-elles ce combat? 

11 août 2014

Oenologue et oenophile: ne pas confondre!

Récemment,  à la RTBF, mon copain Eric Boschman a consacré une émission au Vin de Coing de Roisin - je vous en ai déjà parlé, Ludovic Boucard est un excellent vinificateur. Ou faudrait-il parler de  "cognificateur"?

Puisqu'on en est à discuter du sens des mots, relevons au passage que contrairement à ce que prétend la RTBF, Eric n'est pas "le plus célèbre oenologue de Belgique".

Certes, il est célèbre, certes, il est même grandiose en son genre - et c'est un copain, je vous l'ai dit. Mais il n'est pas oenologue. Pour rappel, un oenologue est un universitaire (bac +5, en France) à la formation scientifique, notamment en biochimie, et dont le rôle est de faire du vin ou à tout le moins, d'assister un vigneron dans ses choix de vinification. C'est une formation sanctionnée par un diplôme.

Alors certes, il y en a de plus doués, de plus ouverts, de plus techniques que d'autres; mais dans tous les cas de figure, ce n'est ni la formation ni le métier de base d'Eric (qui est sommelier); ni, d'ailleurs, le mien - et oui, moi aussi, on m'affuble aussi de temps à autre de ce titre d'oenologue, que je récuse toujours.

Eric et moi faisons partie de la catégorie des oenophiles. Nous ne sommes ni Rolland ni Dubourdieu. Le vin, nous l'aimons, étymologiquement et viscéralement, mais nous sommes incapables d'en faire, et c'est aussi bien ainsi, parce que ça nous laisse l'indépendance nécessaire pour parler de celui des autres.

07:58 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Vins de tous pays | Tags : eric boschman | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |