05 septembre 2014

Nouvelle présidente pour les Terrasses du Larzac

Vigneronne à Arboras, Marie Chauffray (Domaine de la Réserve d'O), succède à Vincent Goumard à la présidence du Syndicat de l’Appellation Terrasses du Larzac.

Rappelons qu'en date du 26 juin, le Comité National de l’INAO a donné son accord à la mise en place de l'AOC Terrasses du Larzac.

Incidemment, les vins (biodynamiques) de La Réserve d'O, que j'ai pu découvrir lors des Circulades 2010, puis retrouver en diverses occasions depuis, figurent parmi mes favoris de la nouvelle appellation, et même du Languedoc en général. Notez que ceux de Vincent Gaumard ne sont pas mal non plus!

Marie Chauffray, Présidente Terrasses du Larzac.jpeg

Marie Chauffray 

 

00:19 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : terrasses du larzac | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 septembre 2014

La politique de l'aspirateur

Depuis le 1er septembre, l'Union européenne interdit les aspirateurs de plus de 1600W, jugés trop énergivores.

Les utilisateurs apprécieront.

Ce qui m'interpelle, quelque part, au niveau de mon vécu, c'est la normatite, ce besoin irrépressible de toujours plus encadrer la vie des gens, et qui touche non seulement l'Europe, mais également les Etats, les Régions (saviez-vous, par exemple, que la stérilisation des chats est obligatoire en région wallonne depuis ce même premier septembre?).

Dans le même ordre d'idées, saviez-vous qu'en Belgique, lors de la vente d'un bien immobilier, le vendeur est tenu de faire établir un audit de son installation électrique (pourquoi pas?)... mais que c'est à l'acheteur qu'il incombe de payer les travaux de mise aux normes. En clair, tant que vous ne vendez pas, vous pouvez prendre tous les risques avec votre électricité sans que cela gène le législateur. Mais dès que vous achetez, tout change. Drôle de système, si le but est vraiment d'éviter les accidents...

Outre les normes elles-mêmes, il y a un autre aspect dérangeant à cette politique: le manque de moyens pour vérifier leur application. Je crains que la fonction publique wallonne, pourtant assez fournie, ne suffise pas à contrôler tous les chats de la région - sans parler de ceux qui franchiraient, par mégarde, les frontières régionales...

Dans le domaine qui nous intéresse ici, le vin, ce ne sont pas les normes qui manquent. 

Certaines semblent justes, d'autres moins. Je ne comprend toujours pas pourquoi, par exemple, un producteur roumain a le droit d'indiquer 13,28° sur son étiquette (si c'est le taux d'alcool qu'il effectivement mesuré) alors que son homologue français doit lui choisir entre des demi-degrés (13° ou 13,5°, en l'occurrence). En quoi cela protège-t-il le consommateur? Et pourquoi cette différence au sein de l'Union? Les appareils de contrôle sont-ils moins précis en France?

Par ailleurs, nos règlements fourmillent d'exceptions, d'exemptions: ainsi, un vigneron a le droit d'ajouter 15% du millésime 2012 dans son 2013, tout en continuant à mentionner 2013 sur l'étiquette. Il paraît que cette tolérance ne fait qu'entériner de vieilles pratiques; reste qu'elle est tout à fait contraire à l'exactitude de l'étiquetage. Je ne suis pas contre la pratique, qui relève du choix du vinificateur, et qui peut même améliorer le vin. Mais en toute logique, il conviendrait de l'indiquer sur l'étiquette. Soit en précisant l'assemblage, soit en renonçant au millésime.

Je me demande surtout si cette tolérance ne révèle pas plutôt l'impuissance des autorités de contrôle. 

Car plus globalement, j'ai l'impression que la plupart des fraudes qui sont mises au jour dans le vin (fraude aux dénominations légales, sur-chaptalisation, non respect des décrets d'appellation en général) le sont sur dénonciation, et non sur enquête spontanée.

Oh, je ne suis certainement pas favorable à ce que l'on mette un gendarme ou un douanier derrière chaque cuve.

C'est juste que je préférerais qu'on embête les producteurs avec moins de paperasse, moins de normes, pour que celles qui restent - celles qui protègent effectivement le consommateur - soient mieux contrôlées.

Au fait, je n'ai toujours pas compris en quoi la réduction du wattage de mon aspirateur va améliorer mon bilan écologique - si je diminue la puissance (je peux le faire), il aspire moins bien et je passe plus de temps à aspirer.

 

00:38 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |