05 janvier 2015

Rien à voir avec le vin: la mort de René Vautier

Pour la mort de René Vautier (réalisateur du film "Avoir 20 ans dans les Aurès"), quelques journaux saluent la mémoire du cinéaste combattant. 

D'aucuns rappellent qu'il a "participé à la lutte du peuple algérien pour son indépendance", qu'il était passé du "côté des colonisés".

Avec tout le respect dû au peuple algérien, je ne peux approuver qu'un Français ait participé à des actions contre l'armée de la France en guerre. 

Armée dans laquelle, et c'est un détail pour l'histoire, mais pas pour moi, deux de mes parents ont servi en Algérie - non loin des Aurès, pour l'un d'entre eux. Entre Bône et Tebessa, si je me rappelle bien. 

On ne leur avait pas demandé leur avis; ils se sont battus pour une cause qu'on leur disait juste et sans se déshonorer. Sans que leur parcours, que j'ai eu l'occasion d'entendre évoquer en famille, ne corresponde en rien à l'image donnée par "Avoir 20 ans dans les Aurès". C'est là la limite du cinéma engagé, je suppose.

M. Vautier avait choisi son camp, nous dit-on. Dans une belle unanimité, Le Figaro, Le Monde, Libération évoquent le communiste, le résistant, le rebelle, le grand homme.

La ministre de la culture de la République française, Fleur Pellerin a rendu hommage à un "cinéaste sans concessions". Le Matin d'Alger, lui, salue "le militant des causes justes", le "chaoui breton" qui parlait déjà de la nation algérienne... en 1954. 

Moi qui suis né le jour du vote sur l'indépendance, et qui n'ai donc aucune nostalgie pour une Algérie que je n'ai jamais connue française, moi qui n'ai aucune sympathie pour l'oppression, ni pour les partis extrêmes, ce concert de louanges me laisse un goût amer.

Fier jusqu'au bout de ses actions en Algérie, Vautier le militant se moquait bien de ne pas faire l'unanimité; alors avec moi, il sera servi. 

15:54 Écrit par Hervé Lalau dans Algérie, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

04 janvier 2015

50 ans de Label Rouge

Je suis un adapte du Label Rouge depuis que j'ai eu la chance, il y a une dizaine d'années, grâce à Sopexa, de visiter des élevages d'oies, de dindes, de pintades et de poulets entre Maine, Touraine et Anjou.

Pour l'anecdote, en 2015, cette mention fête ses 50 ans.poulet, label rouge

Petit rappel historique et terminologique, avec ce communiqué:

"Créé en 1965 à l’initiative d’aviculteurs passionnés, le Label Rouge est le fruit de démarches collectives au sein de régions françaises traditionnellement agricoles et productrices de volailles élevées en plein air. Leur objectif : un élevage à la fois respectueux de la tradition et des animaux et offrant une vraie garantie de qualité supérieure. Le Label Rouge est d’ailleurs le seul signe officiel garantissant la qualité supérieure d’un produit. D’où un cahier des charges exigeant appliqué à toute la filière, pour assurer la sécurité sanitaire, la qualité et le bon goût de la volaille, le bien-être des animaux et la préservation de l’environnement.

La fiabilité du Label Rouge est garantie par de nombreux contrôles réalisés de façon inopinée, en interne, par l’ODG (l’Organisme de Défense et de Gestion regroupant tous les partenaires d’une filière) et, en externe, par un organisme certificateur. Ces contrôles portent sur toutes les étapes de la production, dans les couvoirs, les élevages, les fabricants d’aliment, les abattoirs et les ateliers de découpe. Le Label Rouge, il faut vraiment le mériter non seulement pour l’obtenir, mais aussi pour le conserver".

Finalement, c'est un peu comme dans le vin: la qualité, c'est un engagement de tous les instants. Et ça a toujours un prix.

Plus d'info: Label Rouge et Sopexa Benelux

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |