16 octobre 2014

Côtes du Rhône Domaine Saint Amant Les Clapas 2010

Les « Clapas », ce sont des tas de cailloux, en Provençal. Et il n’en manque pas, dans les 6 hectares de coteaux de marnes calcaires que Nathalie et Jacques Wallut exploitent à Suzette, au cœur des Dentelles de Montmirail. Y sont plantés du grenache et de la syrah (moyenne d’âge: trente ans), pour moitié chacun. 

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Les dentelles (pas les crêpes) vues de Suzette      

Tout ceci confère à ce vin un joli fruit rouge bien concentré au nez, de la fluidité et du soyeux en bouche, sans oublier une bonne dose d’épices de la garrigue.

Que voulez-vous  de plus ?

12:17 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

15 octobre 2014

L'Académie française et la féminisation des noms de métiers

Suite au récent incident qui s'est déroulé à l'Assemblée nationale, l'Académie française vient utilement rappeler le bon usage, via un document intitulé: «La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres - Mise au point de l'Académie française». J'en retiens le point numéro un, qui concerne les mots en eur.

"L'Académie française n'entend nullement rompre avec la tradition de féminisation des noms de métiers et fonctions, qui découle de l'usage même: c'est ainsi qu'elle a fait accueil dans la 8e édition de son Dictionnaire (1935) à artisane et à postière, à aviatrice et à pharmacienne, à avocate, bûcheronne, factrice, compositrice, éditrice et exploratrice. Dans la 9e édition, en cours de publication, figurent par dizaines des formes féminines correspondant à des noms de métiers. Ces mots sont entrés naturellement dans l'usage, sans qu'ils aient été prescrits par décret: l'Académie les a enregistrés pourvu qu'ils soient de formation correcte et que leur emploi se soit imposé.

Mais, conformément à sa mission, défendant l'esprit de la langue et les règles qui président à l'enrichissement du vocabulaire, elle rejette un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le vœu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes.

Le français ne dispose pas d'un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs. S'agissant des métiers, très peu de noms s'avèrent en réalité, du point de vue morphologique, rebelles à la féminisation quand elle paraît utile. Comme bien d'autres langues, le français peut par ailleurs, quand le sexe de la personne n'est pas plus à prendre en considération que ses autres particularités individuelles, faire appel au masculin à valeur générique, ou «non marquée»."

En vertu de quoi vous ne verrez jamais ici d'auteure ni d'ingénieure. Mais pas non plus de rédacteur pour une rédactrice, d'administrateur pour une administratrice...

C'est ma ligne... directrice. Et si ça choque, tant pis, j'assume.

16:10 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |