14 novembre 2014

International et privé, le Groupe Sopexa?

C'est le nouveau credo de Sopexa, depuis quelques années; exit le petit coq bleu-blanc-rouge, exit la tutelle étatique française, Sopexa est international et privé. Qu'on se le dise!

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Sauf que lorsque l'on regarde la liste des administrateurs du groupe, que constate-t-on? Il n'y a quasiment que des institutionnels (le principal syndicat agricole, la principale banque agricole, les mutualités agricoles, des chambres de commerce, l'association des industries alimentaires (Ania), diverses interprofessions de filières...). Son président, Jean-René Buisson, n'est autre que l'ancien président de l'Ania.

On remarquera aussi que la FNSEA est le seul syndicat agricole représenté (en son nom, mais aussi par son président, Xavier Beulin, en qualité de représentant de Sofiprotéol). 

Et bien sûr, il n'y a que des Français!

Par ailleurs, la Sopexa bénéficie toujours d'une délégation de service public de l'Etat français (pour 5 ans, jusqu'en 2018).

Ca n'enlève rien au travail des opérationnels dans les différentes agences, notamment à l'étranger, évidemment. Mais c'est tout de même curieux.

Comme journaliste, utilisateur de ses services, il me semble que le véritable pedigree de Sopexa ne transparaît pas assez dans la signature apposée près de son logo.

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

12 novembre 2014

Nabila, les réseaux sociaux, les journalistes, allo quoi...

Intéressante analyse d'un Professeur en Communication politique, Arnaud Mercier, à propos de l'affaire Nabila - mais je pense que la réflexion dépasse de loin la sphère des vedettes de la télé-réalité:

"Les journalistes, autrefois points de repère, phares de l'information, la triant et ne mettant en avant que les sujets marquants, ne sont désormais plus les seuls maîtres à bord. Ils doivent désormais tenir compte de la conversation sociale, et s'adapter aux sujets dont les internautes discutent. Ce genre d'affaire interroge donc, à mon sens, en priorité, la façon dont le journaliste se voit en tant que point de repère de l'information. C'est un véritable défi pour la profession."

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00:10 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |