04 janvier 2015

50 ans de Label Rouge

Je suis un adapte du Label Rouge depuis que j'ai eu la chance, il y a une dizaine d'années, grâce à Sopexa, de visiter des élevages d'oies, de dindes, de pintades et de poulets entre Maine, Touraine et Anjou.

Pour l'anecdote, en 2015, cette mention fête ses 50 ans.poulet, label rouge

Petit rappel historique et terminologique, avec ce communiqué:

"Créé en 1965 à l’initiative d’aviculteurs passionnés, le Label Rouge est le fruit de démarches collectives au sein de régions françaises traditionnellement agricoles et productrices de volailles élevées en plein air. Leur objectif : un élevage à la fois respectueux de la tradition et des animaux et offrant une vraie garantie de qualité supérieure. Le Label Rouge est d’ailleurs le seul signe officiel garantissant la qualité supérieure d’un produit. D’où un cahier des charges exigeant appliqué à toute la filière, pour assurer la sécurité sanitaire, la qualité et le bon goût de la volaille, le bien-être des animaux et la préservation de l’environnement.

La fiabilité du Label Rouge est garantie par de nombreux contrôles réalisés de façon inopinée, en interne, par l’ODG (l’Organisme de Défense et de Gestion regroupant tous les partenaires d’une filière) et, en externe, par un organisme certificateur. Ces contrôles portent sur toutes les étapes de la production, dans les couvoirs, les élevages, les fabricants d’aliment, les abattoirs et les ateliers de découpe. Le Label Rouge, il faut vraiment le mériter non seulement pour l’obtenir, mais aussi pour le conserver".

Finalement, c'est un peu comme dans le vin: la qualité, c'est un engagement de tous les instants. Et ça a toujours un prix.

Plus d'info: Label Rouge et Sopexa Benelux

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

03 janvier 2015

La nouvelle carte des régions... et le vin

Le redécoupage des régions est à présent acté par une loi.

Si, politiquement, on ne sait pas encore trop quelles seront les conséquences, côté viticole, on assiste à quelques regroupements intéressants.

Ainsi, l'Alsace et la Champagne font à présent chambre commune.

C'est l'occasion de rappeller que les deux régions partagent déjà le Chardonnay (autorisé dans le crémant d'Alsace), le pinot noir et le pinot blanc (oui, il en reste en Champagne).

Autre sympathique réunion: celle du Languedoc et de Midi Pyrénées. On ne se posera donc plus la question de savoir su Cabardès regarde vers la Méditerranée ou l'Atlantique, ou si  les Terrasses du Larzac ont l'accent de l'Aveyron. D'ailleurs, historiquement, Toulouse est la capitale du Languedoc.

A noter aussi la reconstitution de la Grande Bourgogne, Duché et Comté. On y trouve, de part et d'autres, d'excellents chardonnays, en vins tranquilles comme en effervescents.

Il y a aussi le cas de l'Aquitaine. Voici que Bordeaux s'unit à Cognac, au Haut Poitou...  et aux liqueurs de noix du Limousin. Sacré attelage!

La Corse, elle, ne s'unit à personne. Pas plus que la Bretagne, la Provence, le Centre et les Pays de Loire. Ce qui fait un peut tâche dans une réforme présentée comme devant regrouper de plus grandes populations. Mais la raison est évidente: nulle par ailleurs qu'en Corse, on ne trouve de Nielluciu. Nulle part ailleurs que dans le Centre, on ne trouve de Romorantin. Nulle part ailleurs qu'en Provence, on ne fait du Côtes de Provence Rosé. Nulle part ailleurs qu'en Bretagne, on ne fait de Chouchenn. Le législateur a donc certainement voulu tenir compte de ces spécificités locales

Reste le cas du Muscadet, qui n'est toujours pas officiellement breton. C'est pour la prochaine réforme?

 

France des Régions.jpg

00:48 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : réforme des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |