11 novembre 2014

Bourgogne Aligoté... 2001, de Jean Monnier & Fils

J'ai débouché cette bouteille avec appréhension: 13 ans, pour un aligoté, qu'est-ce que ça allait donner? 

D'autant que je n'avais pas délibérément attendu aussi longtemps; c'est une bouteille que j'ai retrouvée dans la cave de mes parents.

Je suis agréablement surpris. Le vin a gardé un joli punch - la vivacité du cépage, sans doute; tout en gagnant une rondeur fruitée - fruits secs et confits; s'il n'a pas le gras d'un Meursault (chardonnay, donc) il s'en approche un peu, avec un côté miellé qui se fond très bien avec l'acidité. Equilibre instable mais fascinant.

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Et si c'était ça le terroir - un truc qui dépasse le cépage, qui le transcende?

Ou bien faut-il parler de la maîtrise du vigneron. Ou de chance?

En tous les cas, un belle bouteille de fête. En ce 11 novembre, où certains enfants se demandent pourquoi on a congé - et même certains parents, je lève mon verre aux poilus de toutes sortes. Pas à la guerre, pas à l'esprit de revanche, pas au chauvinisme obtus, non, au courage et à l'abnégation.

08:14 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

10 novembre 2014

Crémant d'Alsace Arthur Metz, Réserve de l'Abbaye

Une fois n'est pas coutume je laisse la place à un invité, mon ami Gérard Devos. Grand amateur de bulles (et accessoirement professeur en école hôtelière), il commente aujourd'hui, avec sa faconde coutumière, un vin que nous avons dégusté ensemble chez In Vino Veritas.

Arthur Metz Réserve de l’Abbaye Blanc de Noirs 

Dès sa présence dans la flûte, on ne peut nier visuellement la base rouge de ce 100% Pinot Noir. D’autres auraient certainement tenté une décoloration mais pas cette maison alsacienne, qui joue la franchise. Après 24 mois sur lattes, il vient offrir aux amateurs ses jolies perles à la crème abondante mais qui retombe assez vite. Malgré la puissance des fruits rouges (cerises, groseilles, fraises des bois) complétés d’une petite touche de fruits blancs, il ne manque pas de fraîcheur. La bouche franche invite à l’apéritif par la présence d’une pointe d’amertume. Le milieu de bouche est expressif et la finale bien persistante, sur des notes de torréfaction. 

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Bar de ligne en croûte, cabillaud aux poivrons, filet de veau ou volaille sauce crème seront d’excellents compagnons pour ce vin qui – et cela ne gâte rien, présente un excellent rapport qualité prix. 

Gérard Devos

00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |