03 janvier 2015

La nouvelle carte des régions... et le vin

Le redécoupage des régions est à présent acté par une loi.

Si, politiquement, on ne sait pas encore trop quelles seront les conséquences, côté viticole, on assiste à quelques regroupements intéressants.

Ainsi, l'Alsace et la Champagne font à présent chambre commune.

C'est l'occasion de rappeller que les deux régions partagent déjà le Chardonnay (autorisé dans le crémant d'Alsace), le pinot noir et le pinot blanc (oui, il en reste en Champagne).

Autre sympathique réunion: celle du Languedoc et de Midi Pyrénées. On ne se posera donc plus la question de savoir su Cabardès regarde vers la Méditerranée ou l'Atlantique, ou si  les Terrasses du Larzac ont l'accent de l'Aveyron. D'ailleurs, historiquement, Toulouse est la capitale du Languedoc.

A noter aussi la reconstitution de la Grande Bourgogne, Duché et Comté. On y trouve, de part et d'autres, d'excellents chardonnays, en vins tranquilles comme en effervescents.

Il y a aussi le cas de l'Aquitaine. Voici que Bordeaux s'unit à Cognac, au Haut Poitou...  et aux liqueurs de noix du Limousin. Sacré attelage!

La Corse, elle, ne s'unit à personne. Pas plus que la Bretagne, la Provence, le Centre et les Pays de Loire. Ce qui fait un peut tâche dans une réforme présentée comme devant regrouper de plus grandes populations. Mais la raison est évidente: nulle par ailleurs qu'en Corse, on ne trouve de Nielluciu. Nulle part ailleurs que dans le Centre, on ne trouve de Romorantin. Nulle part ailleurs qu'en Provence, on ne fait du Côtes de Provence Rosé. Nulle part ailleurs qu'en Bretagne, on ne fait de Chouchenn. Le législateur a donc certainement voulu tenir compte de ces spécificités locales

Reste le cas du Muscadet, qui n'est toujours pas officiellement breton. C'est pour la prochaine réforme?

 

France des Régions.jpg

00:48 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : réforme des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 janvier 2015

Henri Maire dans le giron de Boisset

Le groupe Boisset va reprendre 51% du capital d'Henri Maire Développement, la structure fondée par le repreneur luxembourgeois du groupe familial Henri Maire. Et ajouter 230 hectares de vignes à son escarcelle. La reprise des titres doit encore être actée fin février.

Pour l'anecdote, c'est ce même Henri Maire Développement qui avait repris la maison Dufouleur à... Boisset.

Et ce même Boisset était déjà propriétaire depuis le mois d'août du siège d'Henri Maire Développement.

 

00:22 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France, Jura | Tags : henri maire, boisset, bourgogne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |