23 juillet 2015

Les AOP françaises sont-elles vraiment l'avenir de la bulle en France?

Les derniers chiffres annuels de l'institut IRI, arrêtés à fin juin 2015, font état d'une chute des ventes de bulles AOP françaises (hors champagne) dans la GD hexagonale.

Celles-ci sont en baisse de -2,8% sur un an, en moyenne; mais certaines AOP s'en tirent beaucoup plus mal, comme le Crémant de Bourgogne (-12%), le Vouvray (-10%) ou le Saumur (-5%).

A l'inverse, les bulles de marques type "blancs de blancs" (Kriter, Café de Paris, Charles Volner...) ont vu leurs ventes progresser de 2%. A se demander si l'origine est véritablement la clef dans la décision d'achat du consommateur français de bulles.

Mais les hausses les plus importantes se trouvent du côté des bulles étrangères, qui augmentent de 23%.

Les ventes de Cava ont progressé de 23% en un an en France, et celles de Prosecco, de... 215%. On remarquera que là aussi, on trouve des marques fortes, type Martini ou Freixenet.

La bulle "antipatriotique" représente aujourd'hui 8% des ventes d'effervescents hors Champagne en GD française.

 

10:59 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France, Italie, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

22 juillet 2015

Château Huradin Cérons 2011

Néo-vignerons, Aurélia Souchal et Frédéric Caumont viennent de reprendre le Domaine du Salut et le Château Huradin; sous la première raison sociale, ils produisent du Graves rouge et du Graves blanc; sous la seconde, un liquoreux, le Château Huradin, en Appellation Cérons.

Voila une appellation que je connais mal - je ne crois pas en avoir dégusté trois fois dans ma carrière. Bon, je connais le Cérons - la rivière, dont les brumes automnales favorisent le développement du botrytis. Je sais aussi qu'elle est enclavée dans les Graves, tout comme Barsac et Sauternes, dont elle partage l'encépagement (sémillon, muscadelle, sauvignon).

La comparaison s'arrête-là: Cérons, c'est à peine 40 ha en exploitation (1735 à Sauternes).

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Carpe Huradin! (Photo (c) H. Lalau 2015)

Au Château Huradin, comme pour tous les vins issus de raisins passerillés ou botrytisés, on ne pas seulement sûr avec ce que Dame Nature vous donne; en plus, on trie. Le terroir à bon dos; dans ce type de vin, les efforts  et les choix de l'homme (et de la femme) sont primordiaux.

Quoi qu'il en soit, ce 2011 présente un nez séduisant de miel et d'acacia (ou de miel d'acacia!), et puis une touche d'abricot; la bouche, elle, évoque le citron confit; sucre et acidité se fondent plutôt bien; il y a de la vie dans ce vin. Un plaisir immédiat. Si j'étais du genre à dire que la marque du grand vin est de pouvoir vieillir longtemps, je vous dirais d'attendre encore. Mais ce n'est pas mon genre. Avez-vous envie d'attendre très longtemps le baiser de l'être aimé?

Et puis, que sais-je des conditions dans lesquelles vous le conserverez, ce Cérons? Et avec quoi ou avec qui vous le boirez?

Alors, Carpe Diem, Carpe Vinum Bonum Ceronensis! 

10:39 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |