06 janvier 2015

Permis à points: la grande manipulation

Pour votre info, amis français, la Belgique ne possède pas encore ce grand acquis de la civilisation française qu'on appelle le permis à points. Pas plus que la Loi Evin, d'ailleurs.

C'est peut être ce qui explique que les habitants du Plat Pays gardent le moral, allez savoir, malgré leur ciel plombé...

Mais pour en revenir au permis à points, imaginez-vous que le gouvernement belge réfléchit à l'instaurer quand même. La seule chose qui le retient vraiment, c'est l'impopularité de la mesure. Selon un sondage de l'association Touring, réalisé auprès de 2.000 conducteurs, 68% des Belges sont contre. Selon un autre sondage, réalisé auprès des lecteurs du Soir, 73% sont contre (953 réponses).

Qu'à cela ne tienne, l'Institut Belge de la Sécurité Routière, lui, déclare que «L’idée du permis à points progresse petit à petit».

Serait-ce la dernière histoire belge? L'IBSR aurait-il inventé le sondage a priori, celui qui vous donne à coup sûr la réponse souhaitée par la direction? Savent-ils faire dire aux chiffres le contraire de ce qu'ils disent.

On jugerait que ces gens-là ont eu des contacts avec l'INPAA. Ou avec le ministère français de la Santé.

Mme Hill, M. Cahuzac, sortez de ce corps!

 

PS. Et si on soumettait les politiques et leurs prétendus experts à un permis à points... sur le mensonge ?

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Tags : permis à points, mensonge, politique, anpaa, vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 janvier 2015

Rien à voir avec le vin: la mort de René Vautier

Pour la mort de René Vautier (réalisateur du film "Avoir 20 ans dans les Aurès"), quelques journaux saluent la mémoire du cinéaste combattant. 

D'aucuns rappellent qu'il a "participé à la lutte du peuple algérien pour son indépendance", qu'il était passé du "côté des colonisés".

Avec tout le respect dû au peuple algérien, je ne peux approuver qu'un Français ait participé à des actions contre l'armée de la France en guerre. 

Armée dans laquelle, et c'est un détail pour l'histoire, mais pas pour moi, deux de mes parents ont servi en Algérie - non loin des Aurès, pour l'un d'entre eux. Entre Bône et Tebessa, si je me rappelle bien. 

On ne leur avait pas demandé leur avis; ils se sont battus pour une cause qu'on leur disait juste et sans se déshonorer. Sans que leur parcours, que j'ai eu l'occasion d'entendre évoquer en famille, ne corresponde en rien à l'image donnée par "Avoir 20 ans dans les Aurès". C'est là la limite du cinéma engagé, je suppose.

M. Vautier avait choisi son camp, nous dit-on. Dans une belle unanimité, Le Figaro, Le Monde, Libération évoquent le communiste, le résistant, le rebelle, le grand homme.

La ministre de la culture de la République française, Fleur Pellerin a rendu hommage à un "cinéaste sans concessions". Le Matin d'Alger, lui, salue "le militant des causes justes", le "chaoui breton" qui parlait déjà de la nation algérienne... en 1954. 

Moi qui suis né le jour du vote sur l'indépendance, et qui n'ai donc aucune nostalgie pour une Algérie que je n'ai jamais connue française, moi qui n'ai aucune sympathie pour l'oppression, ni pour les partis extrêmes, ce concert de louanges me laisse un goût amer.

Fier jusqu'au bout de ses actions en Algérie, Vautier le militant se moquait bien de ne pas faire l'unanimité; alors avec moi, il sera servi. 

15:54 Écrit par Hervé Lalau dans Algérie, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |