19 mars 2015

Journalisme et publicité: la loi Evin va-t-elle enfin faire la différence?

Lors d'examen de la Loi Santé, mardi, l'amendement AS1207, proposé notamment par le député du Loir & Cher Denys Robiliard (PS), a été adopté.

Cet amendement prévoit une meilleure définition de la publicité afin de clarifier la Loi Evin. 

Il s'agit d'éviter que des articles de presse traitant des boissons alcoolisés soient assimilées à de la publicité. 

Vin & Société, qui suit cette matière de près, rappelle que des journaux tels que Paris Match (mars 2013), Le Parisien (décembre 2007) et Les Echos (juin 2007) ont été condamnés à la suite d’articles de presse évoquant le vin, requalifiés en publicité. 

Avec comme conséquence l'apparition de messages sanitaires en dessous d'articles rédactionnels, où, selon moi, ils n'ont rien à faire.

«Cet amendement n’ouvre aucune nouvelle possibilité de publicité pour le vin mais permet de sécuriser le travail des journalistes et la liberté d’information» a déclaré Joël Forgeau, le président de Vin & Société.

Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai.

 

 

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : loi evin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

18 mars 2015

1855/Héraclès et son fondateur condamnés par l'autorité des marchés financiers

 

L'Autorité des Marchés Financiers a condamné Héraclès (ex-1855) à 200.000 euros d’amende et Emeric Sauty de Chalon, son patron, à 150.000 euros d’amende, pour information trompeuse.

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Les faits remontent à 2009 (pour 1855) et 2012 (pour Héraclès).

On ne peut s'empêcher de se demander comment l'AMF (qui est censée viser les documents d'information au moment de leur émission) a pu se laisser berner de la sorte. Et pourquoi il lui a fallu tant de temps pour enquêter et pour statuer. Et pourquoi maintenant.

Le fait que cette décision puisse contribuer à mettre à l'abri un des gros actionnaires de référence de 1855 (M. Meyers) contre les poursuites d'anciens clients a-t-il un rapport quelconque? Ou bien les journalistes voient-ils le mal partout?

Reste qu'on se demande bien où 1855/Héraclès, en liquidation, va trouver l'argent de l'amende. Et accessoirement, si cet argent, s'il est jamais versé, ne devrait pas servir à rembourser les clients non livrés plutôt que d'aller alimenter les caisses publiques ou un quelconque fond d'indemnisation des actionnaires.

08:06 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |