04 avril 2015

Beychevelle: soyons précis

C'est sur le site de Terre de Vins: le Château Beychevelle se dote d'un nouveau chai qui devrait faire "gagner les vins en précision".

Vous allez dire que j'accorde trop d'importance aux mots. Mais c'est le genre de phrase qui m'interpelle au niveau du vécu.

Qu'est-ce que la précision, dans le vin? 

Votons le dictionnaire. Précision: "Exactitude stricte; netteté rigoureuse dans la pensée et dans l'expression; exactitude dans l'action; détermination stricte; étroitesse de l'accord entre les résultats..."

Voila qui ne nous aide pas beaucoup dans notre quête. Peut-on dire d'un vin qu'il est exact ou au contraire, qu'il est erroné? 

Les nouveaux propriétaires de Beychevelle trouvent-ils que leur vin n'est pas tout à fait net?

Je sais, je cherche la petite bête.

Mais avouez avec moi que parler de précision, pour un vin, c'est vague!

Ses arômes sont-ils flous? Sa construction bancale? Ou veut-on dire qu'il manque de cohésion entre ses différentes composantes - nez, bouche, finale... Ou encore, de cohérence, selon les millésimes?

Pourtant, mon excellent confrère Fabien Barnes, qui suit l'actualité bordelaise pour In Vino Veritas, sélectionne régulièrement Beychevelle: en 2011, en 2012, en 2014... Pour lui, à ce qu'il semble, ce vin ne manque de rien. Rien qui ne justifie vraiment la construction d'un nouveau chai ultramoderne, sauf peut-être pour renforcer sa comm? Amusant de voir comment des propriétés qui se réfèrent sans arrêt à un classement vieux d'un siècle de demi, font aujourd'hui dans la surenchère architecturale contemporaine - voyez Faugères, voyez Cheval Blanc...

Je saurais gré aux nouveaux vinificateurs de Beychevelle de m'apporter quelques... précisions.

11:15 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : vin, bordeaux, précision | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03 avril 2015

Château Basté, Madiran 2010

Le Château Basté est un Madiran comme je les aime: charpenté, mais pas austère. Après aération, le nez de ce 2010 explose de cerise noire et de prune (on n'est pas si loin d'Agen), la bouche est tendue - tendue vers le deuxième verre, bien sûr!

A ce propos, j'ai dégusté ce vin a deux jours d'intervalle (en le conservant au frais); il était encore meilleur la deuxième fois.

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Très jolis tannins, suaves et mais bien présents. Comme la pointe d'une omoplate sous la peau d'un joli dos.

PS. Et non tatoué, le dos. A moué.

 

 

09:01 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |