18 mars 2015

1855/Héraclès et son fondateur condamnés par l'autorité des marchés financiers

 

L'Autorité des Marchés Financiers a condamné Héraclès (ex-1855) à 200.000 euros d’amende et Emeric Sauty de Chalon, son patron, à 150.000 euros d’amende, pour information trompeuse.

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Les faits remontent à 2009 (pour 1855) et 2012 (pour Héraclès).

On ne peut s'empêcher de se demander comment l'AMF (qui est censée viser les documents d'information au moment de leur émission) a pu se laisser berner de la sorte. Et pourquoi il lui a fallu tant de temps pour enquêter et pour statuer. Et pourquoi maintenant.

Le fait que cette décision puisse contribuer à mettre à l'abri un des gros actionnaires de référence de 1855 (M. Meyers) contre les poursuites d'anciens clients a-t-il un rapport quelconque? Ou bien les journalistes voient-ils le mal partout?

Reste qu'on se demande bien où 1855/Héraclès, en liquidation, va trouver l'argent de l'amende. Et accessoirement, si cet argent, s'il est jamais versé, ne devrait pas servir à rembourser les clients non livrés plutôt que d'aller alimenter les caisses publiques ou un quelconque fond d'indemnisation des actionnaires.

08:06 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

17 mars 2015

Domaine Olibrius ou le charme des vins à valeur personnelle ajoutée

L'Olibrius qui donne son nom au domaine, c'est Marc Danielou, vigneron autodidacte et breton... Bref, un homme qui dénote dans le paysage des Côtes du Rhône gardoises. Un passionné, surtout.

Et les vins?

Goûtons-les sans a priori... 

La Cuvée ISKis 2012 (Côtes du Rhône) assemble carignan, grenache et counoise.

Ce fut ma préférée. Beaucoup de fraîcheur, du fruit noir (mûre, cassis), du cuir, des épices, la langue qui claque sur la finale, croquante à souhait, c'était sans doute aussi la cuvée la plus équilibrée, la plus joyeuse.

 

Olibrius © H. LALAU .JPG

La Cuvée ORISTAL 2011 présente plus qu'un air de famille avec la précédente. Je l'ai trouvée un peu plus concentrée, plus chaude, aussi. J'ai aimé ses épices de la garrigue, son ampleur, son côté animal, aussi.

Les autres vins (parfois les mêmes cuvées, mais dans d'autres millésimes), m'ont un peu moins inspiré.

Pas de défaut, non, mais un peu trop de bois pour mon goût, un peu trop d'alcool, parfois même beaucoup. Même le Carignan Diaoul, qui possède pourtant une belle structure, et de jolies notes animales, me semble un peu trop envahi par les notes torréfiées, à ce stade. Mais tout ça se discute. Car c'est plus une question d'emballage, de finish, que de fond.

Ce que j'aime chez cet Olibrius, c'est qu'il suit son instinct.

Manifestement, il aime les vins mûrs, l'extraction ne lui fait pas peur - c'est vrai que s'il avait voulu faire des vins légers, il ne serait sans doute pas venu dans ce coin du Gard.

Les mentions sur l'étiquette ne sont pas non plus sa principale préoccupation - d'une année sur l'autre, on passe du vin de France aux Côtes du Rhône.

Bref, Marc Danielou fait du Marc Danielou, et mon conseil, c'est qu'il continue. Ses vins ont de la personnalité, ils sont hors des modes, et c'est bien. Même si tous ne sont pas ma tasse de thé, je n'en dégoûterai certainement pas les autres!

Plus d'info: contact@olibrius.com

 

06:50 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : olibrius | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |