27 mars 2015

Jérémie Mourat Grenouillère Négrette 2013

La Négrette n’est pas que frontonnaise : c’est aussi un des cépages rouges de référence des Fiefs Vendéens, et notamment à Mareuil. Ne me demandez pas comment elle est arrivée là, toujours est-il qu’est s’y trouve bien.

Dans cette parcelle de Grenouillère (des vieilles vignes de 80 ans, travaillées en bio), elle donne un vin de belle robe violine, au nez de cassis, de prunelle et d’épinette (pour ceux qui connaissent cette spécialité locale) ; sa bouche est à la fois juteuse, vive et souple, avec des tannins bien ronds. Belle structure, finale sur la fraîcheur et les épices, notamment la réglisse.

Le vin est déclaré en IGP Vin de Pays de Vendée.

Mourat © H. Lalau 2015.JPG

Bel élevage tout en subtilité (12 mois de foudre).

 

00:33 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : vendée | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26 mars 2015

Michelas St Jemms, Crozes-Hermitage

Michelas St Jemms se situe à Mercurol, près de Tain L'Hermitage. Ce vieux domaine familial (3 soeurs et un frère) produit des Vins de Pays, des Cornas, des Saint Joseph, des Hermitage et des Crozes-Hermitage.

C'est un échantillon de cette dernière appellation, la Cuvée La Chasselière, millésime 2011, qui vient d'égayer ma matinée. Comme le rayon de soleil d'un forsythia en fleurs.

mercurol,michalas st jemms

Je confesse un petit a priori favorable pour les vins du Rhône Septentrional, et pour la syrah en général. Difficile d'en faire abstraction quand tout, dans ce vin, me confirme dans mes préférences: son nez de fruit noir bien ouvert, sans chichis - du cassis et de la mûre; sa bouche épicée, mais aussi terreuse, animale, viandeuse, saucée, réglissée, complexe, ample, mais vive. Ses notes de moka et de cacao (le vin est resté 12 mois en foudres de plus de 4 ans); ses tannins bien fondus, comme une trame dans un tissu très lisse.

J'aime son côté paysan, authentique, qui n'exclut pourtant pas une dose d'élégance - la finale voit le retour du fruit noir, dans une ambiance veloutée; la glèbe s'enrobe de soie, pour notre plus grande félicité. Que demander de plus? 


Alors passons à la question qui fâche: faut-il encore l'attendre? "On peut", dira celui qui se projette dans l'avenir. "On n'est pas obligé", dira celui, comme moi, qui apprécie le charme de ce fruit, et qui craint de le voit d'estomper peu à peu au profit de notes plus évoluées.

Contact: michelas.st.jemms@wanadoo.fr

00:44 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : mercurol, michalas st jemms | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |