24 mai 2015

Quand Le Monde s'intéresse au vin pour autre chose que l'alcoolisme

Le Monde n'évoque habituellement le vin qu'au titre "des alcools et autres drogues". C'est Sandrine Blanchard qui s'en charge, avec le sens des nuances qu'on lui connaît.

Cette fois-ci, et c'est déjà un progrès, Le Monde a commissionné un autre journaliste, J-.P. Gené (ne pas confondre avec JP Chenet), pour s'attaquer à la problématique de la certification bio.

C'est ici: Le vin bio sent le soufre

Evidemment, ça reste assez polémique. Si vous espériez que le journal de référence de l'intelligentsia que la planète nous envie allait parler de vin, même bio, sans distiller un peu de doute; si vous pensiez que sa description du vin conventionnel serait moins manichéenne (en gros, tout est permis), vous vous trompiez grave. Et même Pessac.

M. Gené est un ancien militant gauchiste. Le voici militant alternatif et vinonaturiste. Chassez le naturel (ah ah!)...

J'ai particulièrement goûté la partie de son article consacrée aux réfractaires du traitement contre la cicadelle. Aux insoumis de la Bourgogne.

Le Monde est un journal tellement libertaire qu'il approuve la relaxe des vignerons ayant refusé d'appliquer un arrêté préfectoral. Mais d'un autre côté, il juge les règlements du bio comme trop laxistes. J'aurais pensé qu'il plaiderait pour la levée de tous les règlements!

J'ai du mal à comprendre en quoi le soufre (utilisé en vinification depuis le 17ème siècle) est plus dangereux que la flavescence dorée. 

En résumé, voici un article à lire avec modération.

10:37 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : le monde | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

22 mai 2015

Une affaire

Si vous avez 285 euros, vous pouvez actuellement vous payer une bouteille de Château Lafite Rothschild 2014 (en primeur).

C'est une bonne affaire, nous disent les aficionados des crus classés: cette bouteille est environ 14% moins chère que le 2012, soit le même prix ou presque que l'inoubliable 2013 (ben oui, chez les Grands Crus, les millésimes sont soit "du siècle", soit "exceptionnels", soit "classiques". Sauf 2013 qui est inoubliable).

Sinon, vous avez aussi des vins faits, mais on navigue dans d'autres eaux.

A Cahors, à Madiran, à Montpeyroux, à Chinon, à Faugères,à Jongieux, à Gigondas, à Cornas et même à Bordeaux, on trouve des vins de moins de 50 euros à damner un saint... mais pas classés, hélas.

C.l.a.s.s.é. 6 petites lettres. Un rapide calcul digne de l'ancien BEPC (au temps où il fallait compter soi-même) me permet de vous donner la valeur approximative d'une seule de ces lettres sur l'étiquette: environ 60 euros.

Chers amis du vin et de la typographie, à vous de choisir.

08:27 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : primeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |