13 juillet 2015

In my Cadillac (Château Fontenille Rouge 2012)

Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises pour ses blancs, revoici Stéphane Defraine et son Château Fontenille, mais en rouge. En Cadillac, pour l’occasion (pas la bagnole, non, l’appellation des Côtes de Bordeaux). Chez IVV, lors d'une récente dégustation (où il n'y avait pas que des amateurs de Bordeaux, n'en déplaise à M. Kauffmann), nous avons adoré son fruit pétaradant de merlot mûr mais pas cuit, et puis son côté généreux ; sa fraîcheur mentholée, aussi; un tout petit peu moins de bois, peut être (la touche de coco n’a pas fait l’unanimité), et ce sera parfait.

Nous le voyons bien sur une entrecôte, au bord de la Dordogne, par exemple. Tranquillou. Entre amis. A ce propos, citons Stéphane : «Comme l’amitié, le vin demande beaucoup d’attention, d’égards.

Comme l’amitié, comme le pain, il se partage». Belle philosophie de la vie !

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13:58 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 juillet 2015

Le Rouge des Deux Cerfs 2014, de Dopff au Moulin, un pinot comme je les aime

Je suis assez difficile en matière de pinot noir (c'est sans doute la marque de mon éducation bourguignonne). Et particulièrement en matière de pinot noir alsacien.

Je crains que ce cépage - le seul rouge de la région - n'y ait pas toujours bénéficié des soins apportés aux blancs. Qu'on l'ait trop souvent considéré comme un simple complément de gamme.

Aussi quand j'en trouve un bon, je suis deux fois plus heureux. C'est le cas de cette cuvée de Dopff au Moulin, Le Rouge des Deux Cerfs 2014, qui me semble présenter tout ce que l'on peut attendre d'un bon pinot: un nez de pinot, d'abord, joyeux, fruité, cerise et fruits des bois, légèrement fumé; mais aussi une bouche gourmande - c'est souvent là qu'est l'os, une bouche étriquée peut anéantir les beaux espoirs qu'on met dans un pinot expressif.

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Pas de déception de ce genre ici. Cette bouche est large, ample, assez souple, avec en finale, derrière les tannins très lisses et une pointe acidulée bien agréable, le retour du fruit des bois. Il vous laisse la plus belle impression qui soit: l'envie d'y revenir (OK, avec modération, mais d'y revenir quand même). Au fait, il titre 12,5°.

Et pour ne rien gâcher, il est plaisant à l'oeil, avec sa robe grenat.

Bref, du beau boulot, du beau pinot jeune comme je les aime. Comme quoi il n'y a pas que les Kiwis ou les Suisses à savoir en faire.  Si Gérard Jugnot cherche un bon rouge de plaisir, le voila.

 

 

00:55 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |