17 juin 2015

Morne plaine pour les anti-vins

"Capitulation". "Trahison"."Défaite en rase campagne". Les anti-vins n'ont pas de mots trop forts pour stigmatiser l'amendement du gouvernement Valls qui préserve dans ses grandes lignes celui voté par le parlement la semaine précédente.

Est-ce la proximité de la commémoration du Bicentenaire de Waterloo, qui commence demain?

Le texte n'a pourtant rien de stupéfiant.

Il ne remet pas vraiment en cause la Loi Evin.Il libère juste un peu la parole, les possibilités de communication autour des produits du terroir, dont le vin. Et il a pour nous l'avantage de rappeler la différence fondamentale entre publicité et articles de presse.

On espère que cela incitera les journalistes de la grande presse à en réécrire, des article de presse sur le vin. En toute indépendance.

Nous autres journalistes spécialisés avons dû avaler tellement de couleuvres, ces dernières années, pour pouvoir aujourd'hui lever notre verre à la santé des producteurs et des consommateurs de vin - en tpute modération, bien sûr.

Car le vin que nous défendons est culture, le vin est découverte, le vin n'est pas alcoolisation.

Quant aux anti-vins, à défaut de porter un verre du breuvage de Bacchus à leur lèvres, on peut leur conseiller quelques gélules d'anxiolytique?

08:23 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

15 juin 2015

La Presse Quotidienne Nationale prend position dans le débat sur la modernisation de la Loi Evin

Voici un communiqué de presse de la Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale que je m'empresse de diffuser, n'étant pas trop sûr de l'écho que mes confrères de la presse généraliste lui réserveront. 

La distinction proposée par les Parlementaires entre Information et Publicité sur l’alcool est une bonne chose

A l’occasion de l’examen de la Loi Macron, les Parlementaires proposent d’établir une distinction entre Information et Publicité sur l’alcool.

Les éditeurs de Presse Quotidienne Nationale soutiennent cette démarche qui  clarifie un point flou et inopérationnel de la loi Evin de 1991.

En effet, aujourd’hui, un contenu journalistique, dès qu’il porte sur des questions liées à l‘alcool, est assimilé à de la publicité, a fortiori illégale puisque seule la présentation des caractéristiques techniques d’une boisson alcoolique (degré alcoolique, origine, dénomination…) est autorisée.

Cette situation a entrainé plusieurs condamnations de journaux. Citons Le Parisien, en 2007 pour une série de reportages intitulés « le Triomphe du champagne ». Le journal présentait, à la veille des fêtes, la réussite à l’export du vin de Champagne. Il recensait également plusieurs marques «coups de cœur » de la rédaction. D’autres condamnations sont intervenues depuis.

Les éditeurs sont évidemment favorables à la préservation de l’équilibre de la loi de 1991, et au modèle de consommation responsable qu’il promeut pour lutter contre l’alcoolisme.

Cependant, dans le respect de cet équilibre, la réglementation peut être clarifiée pour éviter l’insécurité juridique permanente et une attitude d’autocensure de la part des rédactions.

De manière plus fondamentale et  éminemment contestable, le dispositif législatif actuel assimile à de la publicité, le travail journalistique, pourtant réalisé selon des principes  déontologiques, dans le cadre d’une législation contraignante du droit de la presse et de la responsabilité pénale de directeur de publication.

L’information, telle que produite par la presse, et dans le cadre légal qui l’encadre, ne peut pas être considérée comme de la publicité !

La proposition parlementaire (article 62 ter du projet de loi Macron) établit la distinction juridique entre Information et Publicité, que la presse attendait.

 

 

15:50 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |