11 juillet 2015

Le Rouge des Deux Cerfs 2014, de Dopff au Moulin, un pinot comme je les aime

Je suis assez difficile en matière de pinot noir (c'est sans doute la marque de mon éducation bourguignonne). Et particulièrement en matière de pinot noir alsacien.

Je crains que ce cépage - le seul rouge de la région - n'y ait pas toujours bénéficié des soins apportés aux blancs. Qu'on l'ait trop souvent considéré comme un simple complément de gamme.

Aussi quand j'en trouve un bon, je suis deux fois plus heureux. C'est le cas de cette cuvée de Dopff au Moulin, Le Rouge des Deux Cerfs 2014, qui me semble présenter tout ce que l'on peut attendre d'un bon pinot: un nez de pinot, d'abord, joyeux, fruité, cerise et fruits des bois, légèrement fumé; mais aussi une bouche gourmande - c'est souvent là qu'est l'os, une bouche étriquée peut anéantir les beaux espoirs qu'on met dans un pinot expressif.

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Pas de déception de ce genre ici. Cette bouche est large, ample, assez souple, avec en finale, derrière les tannins très lisses et une pointe acidulée bien agréable, le retour du fruit des bois. Il vous laisse la plus belle impression qui soit: l'envie d'y revenir (OK, avec modération, mais d'y revenir quand même). Au fait, il titre 12,5°.

Et pour ne rien gâcher, il est plaisant à l'oeil, avec sa robe grenat.

Bref, du beau boulot, du beau pinot jeune comme je les aime. Comme quoi il n'y a pas que les Kiwis ou les Suisses à savoir en faire.  Si Gérard Jugnot cherche un bon rouge de plaisir, le voila.

 

 

00:55 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 juillet 2015

Tour de France: la Champagne gagne au sprint

Sensation au Tour de France de l'Unesco. Les Villages et Caves de Champagne battent les Climats de Bourgogne au sprint, sur le poteau d'arrivée: 18h03 contre 18h14, le fil info du Figaro en fait foi.

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Bravo aux deux champions, et espérons que cette reconnaissance pourra effectivement servir à mieux protéger ce patrimoine et au-delà, le vin.

Parce que les caves et les climats, c'est bien joli, mais n'oublions quand même pas que c'est d'abord utilitaire; que le vrai patrimoine, ce n'est pas l'outil ou la terre, mais ce que les hommes en font.

Il y a une certaine hypocrisie à classer de la caillasse, du paysage ou du bâti, quand c'est le vin qui est le véritable sujet. A quoi servira demain cette distinction si la culture du vin, la boisson liée à ces terroirs ou à ces usages ancestraux, se perd? 

19:50 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Champagne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |