05 août 2015

Petite autopromo

Ma petite contribution hebdomadaire sur le site des 5 du Vin a pour titre (et pour thème): Terroir et Territoire.

C'est ici, c'est gratuit... et vous n'êtes même pas obligés de cliquer.

 

 

00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Tags : terroir; aop; igp | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03 août 2015

Retour à Jonquières

Une petite digression personnelle, tout d'abord. 

J'ai habité Jonquières, près d'Orange, pendant quelques mois, en 1985.

A l'époque, cependant, je ne travaillais pas encore dans le domaine du vin - mon premier boulot m'avait conduit à exporter... du concentré de tomates. Il n'y a pas de sot métier. Surtout quand, par un de ces détours dont la vie a le secret, il m'a amené à m'exporter moi-même, en Belgique, et à pouvoir redécouvrir le vin, de France ou d'ailleurs, avec des yeux neufs.

Quelques années plus tard, je suis retourné à Jonquières, et c'était justement pour visiter le château dont je vais vous parler aujourd'hui.

Malijay, puisque c'est son nom, faisait à l'époque partie des joyaux de la couronne des Salins du Midi.

Depuis 2007, ce grand domaine de 130 ha appartient à la famille Deltin. Et fait mentir deux fausses vérités. Primo, qu'un vignoble d'un telle taille ne peut produire du bon (car on peut trier, c'est tout l'intérêt d'une gestion familiale); en deux, son nom: Malijai, du latin male jacet, mal situé. A moins qu'il s'agisse d'un mauvais gué, va savoir.

Quoi qu'il en soit, les Deltin ignorent probablement tout de mon petit ancrage local, et m'ont récemment envoyé leur vin à déguster.

Une cuvée de Syrah. La Part des Anges 2013. Joli nom, qui évoque plutôt les alcools.

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De l'alcool, il y en a 14% dans cette cuvée, mais il se fait très bien oublier derrière un fruit charmeur (prunelle, cerise, mure), des notes florales (violette) et épicées (poivre et romarin); ajoutez y un peu de cuir et de réglisse, une pointe de sel en finale, et vous avez le portrait d'un vin complet. Un Méridional bien charpenté. Bonhomme, certes, mais sérieux.

Et maintenant, la question qui fâche: faut-il encore attendre ce 2013?

Trop tard, il est ai déjà bu! J'ai bien dit bu. Parce ce que les bonnes bouteilles que je déguste, je les bois en famille, dans la foulée. Et sur le coup, aucune plainte, aucun regret, aucun remord. Un "tiens" vaut mieux que "deux tu l'auras", et mes amitiés aux collectionneurs!

13:01 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |