28 février 2017

La vodka, c'est rhétais!

Je suis un fan de l'île de Ré, où j'ai passé naguère de très agréables vacances. Il y a là une lumière particulière; il y fait doux, il y fait calme, il y a de l'air (et non, je ne suis pas payé par l'office du tourisme rhétais)

Sur place, j'ai apprécié les produits locaux - le sel, les salicornes, les pommes de terre, et puis, bien sûr, le vin et le pineau des Charentes.

Quand j'étais sur l'île, je n'ai pas pu apprécier le Cognac, mais je sais qu'il s'en fait, et j'ai pu y goûter quelques années plus tard.

J'apprends maintenant qu'il y a aussi du whisky de Ré, grâce à la Distillerie du Pertuis, à Sainte-Marie-de-Ré. Selon mes infos, il est même affiné en fût de vieux pineau.

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Et même du pastis et de la vodka.

Mais avec toutes ces nouveautés, je me demande si les Rhétais ne vont pas un peu loin. Peut-on revendiquer d'élaborer à la fois des produits de terroir, et des spécialités venues d'ailleurs, sans perdre son identité, et plus grave, sa crédibilité?

Mais ce sont là sans doute des réflexions de vieux barbon: l'important, c'est que ce soit d'ici, et que ce soit nouveau.

 

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 février 2017

Figeac perdra-t-il son nom?

C'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé.

Certains grands châteaux intentent des procès aux domaines avec lesquels ils ont une partie de nom en commun. Ces recours nous semblent souvent bien tardifs : à titre d'exemple, quand, en 1996, le Château Latour réussit à faire changer le nom de La Tour Saint Bonnet en Tour Saint Bonnet, les deux marques cohabitaient... depuis plus de 100 ans.

La plupart du temps, les châteaux les plus prestigieux obtiennent gain de cause, que ce soit au tribunal ou hors du tribunal - la menace d'une longue procédure amenant souvent les domaines les plus modestes à transiger.

Il arrive cependant qu'ils perdent, comme ce fut le cas, voici quelques semaines, de Château Figeac, qui attaquait ses voisins Château Cormeil-Figeac et Château Magnan-Figeac (famille Moreaud).

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Ainsi, le 29 novembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux a rendu une sorte de jugement de Salomon, décidant que les deux parties perdraient leurs marques; il a en effet considéré, d'une part, que ni Cormeil-Figeac ni Magnan-Figeac n'avaient apporté la preuve que leurs parcelles proviennent du domaine originel de Figeac (démembré au XIXe siècle). Mais le tribunal a également estimé que Château Figeac n'avait pu démontrer qu'il vinifiait son vin à la marque Château Figeac de manière séparée des autres vins du domaine, comme ce doit être le cas pour un vin portant la mention de Château. La déchéance des droits du GFA Château de Figeac sur les marques “Château-Figeac” et “Château de Figeac” a donc été prononcée.

 

Les deux parties ont fait appel, ce qui suspend l'application de jugement.

Mais voila qui fera peut-être réfléchir à deux fois les excités de la procédure. Le pot de fer ne gagne pas toujours contre le pot de terre; parfois, les deux se cassent.

 

12:57 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |