13 août 2012

Quand la France dérégulait... ou le Barnier dans le texte

Utile retour en arrière sur l'ère de la dérégulation (2007-2009) où le ministère de l'Agriculture soutenait la réforme de l'OCM vin; et voyait dans la fin des droits de plantation un outil de compétitivité...

Jacques Berthomeau nous fait revivre cette période lointaine et souvent oubliée, une peu à l'image du Haut Moyen-Age...

C'est ICI

 

Revoil_Pharamond_eleve_sur_le_pavois.jpg

Pharamond Barnier sur son pavois, haranguant la foule au sujet de l'abolition des droits de plantation, par Revoil (d'après document d'époque, période mérovigienne)

Pour plagier le père François (pas François Hollande, ni Mitterrand, juste François Ier): "Souvent politicien varie, fol qui s'y fie..."

Gageons que nos partenaires européens, eux aussi, ont dû mal à suivre nos épingles à cheveux dialectiques...

Comme me le disait un copain lobbyiste bruxellois, "Avec les Français, c'est comme aux échecs, il faut toujours avoir au moins un coup d'avance; quand ils signent quelque chose, on doit s'attendre à ce qu'ils le dénoncent dans les 6 mois - en toute bonne foi, bien sûr..."

 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

12 août 2012

Quand la France importe du vin

Même si le phénomène est plutôt discret chez les cavistes ou dans la Grande Distribution, les chiffres sont indiscutables: la France n'a jamais autant importé de vin. Ce qui, dans un pays où la consommation baisse, et où l'on ne peut pas dire que les producteurs étrangers investissent de grosses sommes dans la communication, étonne.

Toujours est-il que selon France Agrimer, l'an dernier, l'Hexagone a importé 6,8 millions d'hectos de vins, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2010, pour une somme de 618 millions d’euros (en hausse de 15 % par rapport à 2010).

De ce chiffre,  66 % proviennent d’Espagne (en hausse de 30% par rapport à 2010). A l'inverse, les importations de vins italiens régressent de 21%, ils ne représentent plus que 14% des importations françaises (malgré la belle progression du Lambrusco).

Les vins portugais (4% des importations) progressent de 14% en volume et de 4% en valeur.

Même si une partie des volumes importés est réexportée, ces évolutions sont la marque d'une demande accrue de vins de bas prix. En effet, un rapide calcul permet d'établir que le prix moyen des vins importés est de 90 centimes
d'euro le litre, soit 68 centimes la bouteille de 75cl. On ne se trouve ni dans la catégorie des Vega Sicilia, ni des Gaja, ni des Barca Velha...

Les vins d'appellations ne représentent d'ailleurs que 14% des volumes importés. Ce qui explique que malgré cette hausse des importations, noramment espagnoles, peu de Français connaissent encore le Rioja, le Priorat, le Ribera del Duero, sans parler du Jumilla, du Calatayud...

Il s'agit majoritairement de vrac (à 79%).

Une bonne partie de ces vins sont assemblés, ce qui ne permet pas de toujours bien identifier la région de production.


 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe, France | Tags : vin, espagne, france | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |