03 décembre 2012

Les Vignerons Indépendants demandent la suppression des entraves à la vente à distance en Europe

La confédération des Vignerons Indépendants de France dénonce les entraves réglementaires qui bloquent le développement de la vente directe de vin à distance dans les pays de l’Union européenne et propose des réformes concrètes.

Les politiques françaises et européennes de ces dernières années encouragent l’achat de produits agricoles directement chez le producteur, pour la plus grande satisfaction des consommateurs (vente en circuits courts, oenotourisme…). 
Hélas, pour ce qui concerne le vin, la vente directe à distance ne dépasse pas les frontières nationales, car des freins réglementaires limitent le développement de ce type d’achat.

Les difficultés engendrées par le système

Malgré le principe fondamental de libre circulation des marchandises au sein de l’UE, un vigneron ne peut vendre simplement et librement du vin à un acheteur particulier résidant dans un pays autre que le sien.
La législation européenne actuelle oblige le vigneron à passer par un représentant fiscal pour assurer le paiement des accises du pays de destination. Ce système produit des surcoûts et des complications qui rendent, de facto, la vente directe pratiquement impossible.
Les vignerons sont ainsi contraints de renoncer à des expéditions de petits volumes à destination de particuliers européens.

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Décryptage des pratiques actuelles…

Fiscalité et régime des accises, rôle des transporteurs, désignation d’un représentant fiscal,  e-commerce des vins en Europe… Le livret politique, réalisé par Vignerons Indépendants de France,  reprend et décrypte les problématiques liées à la vente à distance aux particuliers.


… et propositions de réformes

Vignerons Indépendants de France ne remet pas en cause le paiement des droits d’accises, mais dénonce les formalités administratives qui s’y rapportent et propose les simplifications suivantes :

• Supprimer le représentant fiscal et donc supprimer les obligations associées en deçà d’un certain seuil,
• Permettre au viticulteur de payer une accise au taux étranger dans son pays d’origine,
• Mettre en place un système de chambre de compensation ou de guichet unique pour le paiement de ces droits d’accises.

Ces réformes simples sont possibles et permettraient à chaque vigneron de contribuer pleinement au développement de son territoire et de bénéficier des avantages économiques et commerciaux du marché unique.

Un livret politique sera envoyé, dans les prochains jours, aux parlementaires et institutionnels français et européens.

Plus d'info: Vignerons Indépendants de France, severine.tremellat@vigneron-independant.com

00:18 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Tags : vin, vige, vpc, europe | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |

28 novembre 2012

Incontournable Bag-in-Box - et pour la capsule à vis, au fait, on en est où?

Le Bag-In-Box représente 31% des ventes des Côtes de Provence sous la marque Billette (groupe Vranken).

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres - dans la distribution, ce type d'emballage voit ses ventes exploser depuis quelques années.

Au risque de me répéter, je demande qu'on m'explique comment on peut soutenir que la capsule à vis déroute les consommateurs, jugés traditionalistes en matière de bouchage, alors qu'ils acceptent un contenant aussi peu traditionnel que le BIB. Nous ferait-on prendre des vessie (ou plutôt, des poches plastiques) pour des lanternes?
Qu'est-ce qui se cache vraiment derrière les luttes d'arrière-gardes qui empêchent les producteurs et les distributeurs de renvoyer le bouchon de liège aux archives?

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La manivelle nous vient des Romains. Dans l'automobile, son usage traditionnel a cependant succombé devant le démarreur automatique dans les années 50. Qui le regrette aujourd'hui? (Photo Beat Rütti & Susanne Schenker)

Les uns comme les autres se doivent de proposer au consommateur le meilleur produit sous la présentation la plus pratique. Pourquoi ne le font-ils pas? Ou au moins, pourquoi ne le proposent-ils pas en alternative? On trouve bien du lait à la fois en briques et en bouteilles...

Je rêve de voir une jour un maximum de capsules au rayon des rosés, notamment - pour des produits qui sont à consommer jeunes et sur le fruit, les arguments des liégeux ("meilleur vieillissement grâce à l'oxgigénation ménagée") ne tiennent pas la route. Notez qu'ils ne tiennent pas la route non plus pour les vins plus âgés, mais c'est une autre histoire.

Et puis, une bouteille qui s'ouvre sans tire-bouchon et qui se referme hermétiquement, moi je suis demandeur, ne serait-ce que pour les pique-niques, les barbecues, les excursions assoiffantes, les drinks au bord de la piscine...

D'autant que ma consommation n'est pas asssez importante en volume pour justifier l'achat d'un BIB de 3 ou de 5 litres. En plus, j'ai horreur de boire deux fois de suite le même vin - la vie est trop courte pour ça.

J'ai pu apprécier la praticité de la capsule en Afrique du Sud, en Suisse et au Chili, j'aimerais bien pouvoir en profiter aussi sur mon lieu de vacances - en France. Ou faudra-t-il que je change de pays? La tradition, d'accord, mais pas au prix de la sclérose et au risque de 2% de bouchages défectueux.

Personne ne regrette aujourd'hui ne de plus devoir démarrer sa voiture à la manivelle - c'était pourtant une tradition pendant les 50 premières années de l'automobile...

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Tags : capsule à vis, liège, bouchage | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |