13 décembre 2012

Droits de plantation: Dacian Ciolos redit son soutien à la régulation des droits de plantations

Dacian Ciolos redit son soutien à la régulation des droits de plantation, à la veille d'une réunion au sommet où les consommateurs et contribuables européens auront peu de chances de s'exprimer, même si c'est eux qui paient.

Alors, je vous le redis aussi, Regulatorul, vous avez tort.

Contrairement à ce que vous dit la CNAOC, vous n'êtes pas sur la bonne voie, vous êtes juste en voie d'absorpsion par l'establishment syndicalo-viticole. Et pour ce qui est de la CNAOC, je souligne qu'elle se mêle de ce qui ne la regarde pas, puisque même sans les droits de plantations, les  aires des AOC ne pourront grandir que si les instances et l'INAO l'acceptent. Que n'ont-elles profiter de la réécriture de leurs décrets, avec le passsage en AOP, pour les restreindre? Le problème aurait été totalement réglé.

Vu de mon trou, M. Ciolos, votre gestion de cette question me semble pathétique; vous tournez au vent du corporatisme comme une girouette, et pour des raisons que je n'ose même pas soupçonner; et ce, en dépit de l'intérêt général et d'accords signés depuis des années.

Je doute que vous me lisiez, mais je tenais à vous renouveller ma défiance.

Vive la vigne... libre!

Et quant à vous, amis, lecteurs, je vous présente mes plus plates excuses pour avoir ainsi interrompu votre lecture d'un blog qui se veut convivial, apolitique et consumer-friendly.

 

Et pendant ce temps là... Parker vend Wine Advocate à des Singapouriens

Je l'ai lu chez Vincent Pousson: le gourou de Monkton croit à ce point au développement des marchés asiatiques qu'il a vendu la majorité des parts dans Wine Advocate à des investisseurs singapouriens... mais pas pour rien. On parle de 15 millions de dollars US. Ou bien a-t-il simplement décidé de se reposer.

Comme Vincent, j'espère que cela sonne le glas de tous les gourous, qu'ils s'appellent Parker ou autrement.

J'ai déjà eu l'occasion ici de vous dire, sans fausse modestie, sans populisme, que je récuse les maîtres à penser, les maîtres à boire...

Mais si sur la notoriété de Parker se greffe demain l'entregent de communicateurs habiles, notamment face à des consommateurs émergents, on ne peut exclure le pire: c'est à dire, que la population des buveurs crédules explose.

Ce qu'à Bacchus ne plaise...

13:35 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Etats-Unis, Europe, France, Vins de tous pays | Tags : parker, gourou, asie, vin, vignoble, notation, critique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |