03 avril 2013

Ethylotest, oui, éthylotest, non...

Finalement, le gouvernement français a bien rendu obligatoire l'éthylotest; mais aucune sanction n'est prévue au cas où le conducteur n'en détiendrait pas.

Chez Contralco, l'usine qui fabrique la quasi totalité des ces appareils, on clame que 1.500 emplois sont menacés. du fait de cette absence de sanction. Ce n'est pas du chantage à l'emploi, non. C'est juste que les salariés de la seule usine agréée en France (ou presque) pour fabriquer ces merveilles de technologie (à durée d'efficacité limitée, toute de même), n'ont pas d'autre commande, apparemment.
Quel dommage d'être si dépendant d'un seul produit et d'un seul marché. C'est à la limite de la faute stratégique...

Au fait, on peut très bien se passer d'éthylotest - d'ailleurs, je m'en passe depuis que j'ai commencé à conduire, il y a maintenant 33 ans.

Peut être devrait on leur envoyer des chèques de soutien? Plutôt que de payer pour qu'ils fabriquent des testeurs inutiles...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

31 mars 2013

Que notre joie demeure!

Ce samedi, Catherine Verkinderen, professeur de flûte à l'Académie de Waterloo, a donné son dernier cours - j'y étais.

Elle prend sa retraite, bien méritée, après 40 ans de carrière.

Mon fils Olivier est son élève depuis 7 ans.

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Mme Catherine est une personne charmante. Elle aime son métier, elle n'a jamais compté ses heures, elle vit la musique comme une passion et elle veut la transmettre. Elle y réussit.

Mon fils n'est qu'un exemple parmi bien d'autres - elle a formé plusieurs générations de flûtistes, et si tous ne feront pas carrière dans la musique, elle leur a donné le plus beau des cadeaux: la faculté de s'émouvoir et d'émouvoir, de ressentir une musique parfois vieille de plusieurs siècles, avec comme seule "arme" une partition et un morceau de bois.

Sans oublier, au travers des ensembles musicaux, la joie de jouer ensemble, la possibilité de comprendre que le groupe vaut plus que la somme des musiciens, qu'il faut écouter l'autre.

A travers elle, j'aimerai rendre un hommage à tous ces gens qui, discrètement, rendent la vie plus belle.

Ils ne font pas souvent les gros titres; pourtant, ils sont bien plus utilies que les  bimbos siliconées, les chanteurs sans voix, les acteurs mégalo, les présentateurs vedettes, les charlatans de la politique, les requins du business, que tous ces gens qu'on nous sert en pâture dans les medias, et qui sonnent creux, ou faux, ou mal.

Et le vin, dans tout ça? Comme la musique, il réjouit le coeur de l'homme. Un joli vin, joliment partagé, peut lui aussi rendre la vie plus belle. Avec ou sans classement, avec ou sans prestige.

Le prix? Le prix ne veut rien dire.

Combien vaut un grain de raisin sain dans les Corbières?

Combien vaut une douelle de tonneau au Château Latour?

Combien vaut un an de cours de flûte?

Combien vaut une heure de télé-réalité?

J'arrêterai là. Merci à Mme Catherine et à tous ses semblables.

Et que notre joie demeure.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |