06 novembre 2013

Latour en Fête ce dimanche

Je ne parle pas du GCC, mais de Latour de France (P-O), bien sûr!

Suite au succès de la première édition du 11 novembre 2012, les 13 vignerons de Latour de France, dont 12 en Bio, réunis en association remettent le couvert le dimanche 10 Novembre 2013.

Une journée festive et d'échange, de rencontres artistiques et de surprises. En allant de cave en cave en suivant le plan fournit à l'entrée après l'achat du verre de dégustation (5 €), au hasard des jolies ruelles du village ou en suivant les flèches. Vous découvrirez les vignerons, des artistes, des musiciens, du théâtre de rue et plusieurs stand de restauration de produits d'ici ou de pas très loin de qualité à petits prix... Sans oublier les dégustations (toujours avec modération, bien sûr). Des dégustations de jus de fruits seront proposées aux plus jeunes. Le soir, c'est le repas vigneron pour l'ensemble des vignerons participants, des amis et aussi pour les visiteurs qui souhaiteront faire durer cette journée, pour 25 € et uniquement sur réservation avant le 26 octobre, places très limitées... Les vignerons de Latour ouvriront leurs caves non seulement aux visiteurs mais aussi à des invités: vignerons voisins et amis, artistes peintres, photographes, d'huile d'olive ou de miel... Pour le public souhaitant dormir sur place un tarif spécial est proposé au camping de Latour dans les mobile home, 06 15 14 23 46.

Renseignements et réservations: Morgane Le Bars 06 28 28 43 23

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16 octobre 2013

Le premier travail d'Héraclès

What's in a name? Le changement de nom de 1855 (le groupe) en Héraclès ne lui a pas évité de se retrouver en redressement judiciaire.

Mais il y a-t-il encore quelque chose à redresser?

L'image de l'entreprise n'a plus besoin d'un lifting. Et les déclarations de Fabien Hyon, son Directeur Général, ne vont pas dans le bon sens.

Fidèle à une tradition bien rodée dans l'entreprise, au fil des plaintes et des procès de ses client  grugés, il botte en touche; selon lui, une des raisons des difficultés actuelles de 1855, c'est "l'acharnement" de certains clients ayant obtenu des pénalités et astreintes à se les faire payer.

Car pour le capitaine de ce navire en perdition, il y a les "bons clients", ceux qu'on ne peut pas livrer mais qui patientent gentiment, et les autres, les "acharnés", qui vont au tribunal, et qui non contents d'obtenir gain de cause, exigent d'être payés, mettant ainsi 1855 en danger.

Ce serait risible si tant de gens honnêtes n'avaient été floués par 1855.

Le premier travail d'Héraclès, ce n'est pas "étendre un rideau de fumée", c'est "prendre de l'argent dans sa poche pour indemniser les clients". La poche des dirigeants, qui semble-t-il, ont toujours trouvé de l'argent pour se payer et celle des actionnaires (enfin, ceux qui restent).

Au-delà de cette pathétique défense, je me pose une question plus fondamental. Le système a été dénoncé depuis longtemps, il semble bien que 1855 ait vendu des vins qu'il n'avait pas en stock et qu'il n'a même jamais pu acheter. Cette vente à découvert n'aurait-elle pas dû attirer l'attention de la répression des fraudes? Une petite comparaison avec l'affaire Cousin, bien moins grave, à mon sens, est édifiante. D'un côté, pour Cousin, l'administration montre tout son zèle, et de l'autre, pour 1855, il faut attendre des années pour que la multiplication des plaintes de clients n'aboutisse à ce redressement.

Par ailleurs, les comptes de l'entreprise ont, semble-t-il, toujours été validés. A quel type de contrôle soumet-on une entreprise (ou ne la soumet-on pas), en France, pour qu'on en arrive, au bout de tant d'années, à constater que ses actifs sont bien trop faibles pour payer ses dettes (pourtant enregistrées au passif)? Tout en sachant que 1855 ne payait pas les vins qu'il ne commandait pas... Je n'ai pas fait beaucoup de compta, mais ça m'étonne.

Je me pose donc inévitablement la question des protections: 1855, avec son "tour de table" prestigieux (enfin, au moins au début) a-t-il bénéficié de trop de clémence? Ou bien est-ce juste la mécanique judiciaire qui est trop lente?

Les clients floués ont souvent gagné, mais leurs huissiers sont souvent revenus les mains vides.

Comment en est-on arrivé là et que va-t-on faire pour éviter de nouvelles déconvenues?

Le site de 1855 est toujours actif. Ceux qui ne suivraient pas l'actualité judiciaire de trop près peuvent toujours commander. Mais que deviendra leur acompte? Servira-t-il à payer les dettes ou bien à acheter leur vin?

"Le plus grand choix de vins sur internet" qu'ils disaient. Mais ce n'est pas tout de pouvoir choisir, il faut pouvoir se faire livrer.

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Tags : 1855 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |