09 janvier 2014

Vin et ski à l'Autrichienne

Conjuguer le vin et le ski. Vous en rêviez? L'Autriche l'a fait.

Pour la troisième année consécutive, l'Austrian Wine Marketing et Ski Amadé lancent leur campagne "Austria's greatest ski paradise presents the best in Austrian wine". Objectif: promouvoir la culture gastronomique - et notamment vineuse- dans les stations de sport d'hiver du pays.

Y participent, sur une base volontaire, les exploitants de "ski-huts", ou restaurants d'altitude.

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Prosit Österreich! (Photo © Ski Amadé)

 Pour les identifier, rien de plus simple: le panneau du "Genusspartner", décerné par les experts de l'Austrian Wine Marketing Board, est planté  à l'entrée. C'est le signe que le skieur y trouver une sélection de vins de qualité (au moins trois rouges et trois blanc au verre), servis dans des verres et dans des conditions adéquats.

Pourquoi ai-je l'impression que ce n'est pas toujours le cas ailleurs, même en pays viticole?

Plus d'info: info@skiamade.com

00:29 Écrit par Hervé Lalau dans Autriche, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08 janvier 2014

A Luc Charlier

Ce matin, j'étais sur le point d'envoyer un mail à Luc Charlier, mon ami le vigneron internationaliste de Corneilla La Ribera sans Duero. Et puis je me suis dit que vous aviez le droit de savoir.

Oui, j'ai quelques accointances dans la viticulture. Des gens que j'aime bien. Des vins qui me plaisent plus que d'autres. Personnellement, je veux dire; pas pour les commentaires officiels, où je m'astreins à une objectivité d'autant plus méritoire que même à l'aveugle, mes sens sont loin d'être infaillibles. Non, je ne serai jamais un robot de la dégustation. Surtout pas quand je sais d'où vient le vin. Mais c'est difficile de déguster à l'aveugle quand on a commandé le vin! Bref, il faut des exceptions à toutes les jolies règles. Ca ne m'empêche pas d'être lucide, je crois, et ami ou pas, si je n'aime pas, je n'aime pas.

Bref, je partage.

Beste Luc,

J'ai oublié de te dire que ton ami Marc Domb est passé me livrer mes deux caisses entre les fêtes - non, en fait, après; avec mon pied dans le plâtre, je les avais un peu perdues de vue.

Ce qui m'a donné le plaisir de déguster, avec Madame (la mienne, pas celle de M. Domb), un de tes Casot 2009.

Mon cher Luc, c'est ni fait ni à faire!

Si tu t'appelais je ne sais pas moi, Zibeul, ou Ḉarpé, sans parler de Biparnon ou Pemtier, et si tu créchais plus près de Latour (Château) que de Latour (de France), tu vendrais ça beaucoup plus cher. D'accord, tu es pour le partage, le grand soir, etc... mais quand c'est bon comme ça - je veux dire, floral, mais pas géranium, mûr, mais pas compoté, animal, mais pas poulailler, épicé, mais pas agaçant ni brûlé, concentré, mais pas trop, complexe, mais pas "prise de tête"... bon j'arrête, ça tourne à l'exercice de style... bref, quand c'est grand, ça doit devenir une sorte de vitrine, de truc statutaire.

Du genre: "si à 50 ans, tu n'as pas un Casot en cave, c'est que tu as raté ta vie". Je vais voir avec Sarko si je peux lui racheter les droits. Parce que sinon, mon bon Luc, tout ce que tu vas arriver à partager, c'est de la misère!

Bon j'arrête la déconnade (en plus, c'est du temps perdu que je devrais facturer, moi aussi, si j'étais cohérent avec moi même!). Ce Casot est un sacré beau vin, la preuve, c'est qu'on a fini la bouteille à deux, Modération et moi, et que je n'ai pas pris le temps de la noter sérieusement, j'avais surtout envie de la boire.

Sur un magret, hier midi, c'était très bien, et sur du rosbif froid, le soir, encore mieux - je veux dire, ça n'allait pas particulièrement bien, ce n'était que du rosbif froid, après tout, mais on buvait le vin pour le vin, et on avait autre chose en tête que les accords gourmands. On était dans ta vigne, avec les senteurs de garrigue, le cagnard, les grappes qui murissent doucement, le Luc qui se casse les reins, les cigales, kssk ksks... C'est grave, Docteur, ces hallucinations?

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Le Casot de Luc


Luc, j'espère que tu vas te mettre des coups de pied dans l'anagramme de ton prénom pour continuer à faire du vin le plus longtemps possible; rallonger ton espérance de vie en buvant de la camomille, du single malt, de l'extrait du Casot et/ou en te dopant à l'Amour de ceux qui t'aiment, parce que quels que soient les ennuis que tu as, pour chaque bouteille que tu vends (pas assez cher, j'enfonce le clou), tu donnes en prime beaucoup de plaisir.

Et l'amitié mise à part, même pour les gens qui ne te connaissent pas, qui n'ont affaire qu'au produit, pas à celui qui le fait, c'est essentiel.

Hoogachtend, enz., etc,


Hervé

Buveur content
Palefrenier dans l'Ordre de l'Amitié Viticole

PS.  Luc Charlier, professionnellement, et pour son banquier, c'est "Coume Majou Unlimited". Pour en savoir plus, cliquer ICI

08:31 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Roussillon, Vins de tous pays | Tags : charlier, coume majou, casot | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |