23 février 2014

Vive l'Ukraine libre... et vivent les blogs!

Qui ne se réjouirait pas à lire que l'Ukraine - enfin, Kiev, en tout cas, se libère d'un Etat policier? Ou au moins, que les massacres cessent.

Ces gens sont Européens, ils vivent à trois heures d'avion de nous. Et d'ailleurs, quelle importance - ils vivraient à deux années lumière, ils seraient verts, rouges ou bleus avec 3 oreilles que leur souffrance ne serait pas moins digne d'empathie.

Mais je m'égare. La raison de ce billet, c'est ma surprise à lire tous les avis autorisés de mes frères internautes sur l'avenir de l'Ukraine.

La planète web, la blogosphère, la société civile regorge d'experts qui s'ignorent (et encore, de moins en moins).

Faut-il couper l'Ukraine en deux, selon les pointillés des cartes ethniques ou électorales obligeamment publiées dans la presse (source américaine)? Faut-il au contraire maintenir l'unité et l'intégrité territoriale du pays, comme le souhaite M. Fabius? Faut-il que Mme Timochenko joue à nouveau un rôle de premier plan? Ou faut-il qu'elle laisse la place à d'autres? Faut-il réactiver l'accord avec l'Europe?

Les avis sont tranchés, péremptoires. M. Jourdain fait de la diplomatie sans le savoir, sur les forums des grands journaux.

Ethnolingusitic_map_of_ukraine.png

Source: Washington Post

Quant à moi, je n'en ai aucun, d'avis. Je souhaite le bonheur de tous et de chacun, des Ukrainiens comme des autres. La démocratie, le partage des richesses, et tout et tout. Mais je suppose que c'est d'abord aux Ukrainiens d'en décider.

L'écroulement du pouvoir de Ianoukovitch a été si soudain que je me demande encore quel en a été le ressort.

Les commentaires sur les forums? Les blogs, peut-être?

J'ai parfois l'impression qu'à l'heure de l'interactivité, le bon peuple des internautes se berce d'illusion sur son pouvoir réel - après tout, malgré tous leurs soutiens sur la Toile, Assange est toujours enfermé à l'ambassade de l'Equateur à Londres, Snowden à Moscou. Il reste pas mal de problèmes à régler dans le monde - où en sont la Transnistrie, le Cachemire, le Tibet, le Sud-Soudan, le Timor Oriental? Pourquoi en parle-t-on pendant quinze jours, puis plus du tout? Ou jamais. Comment se portent les droits de la femme au Qatar? Qui encaisse les profits des mines du Congo, du pétrole en Irak ou en Libye?

Peut-être qu'on a quand même besoin de vrais experts. De praticiens. De gens qui savent mieux que nous. - ou même que ceux qui écrivent les notices sur Wikipédia. Comme tout ça est compliqué!

C'est un peu comme quand on déguste un grand Bourgogne pour la première fois. Excusez-moi de ramener les choses au petit domaine que je maîtrise vraiment (et encore!). Face à un grand vin, tout le monde peut donner son avis, bien sûr, mais certains avis sont plus égaux que d'autres. Rien ne peut remplacer l'expérience.

Je n'aime pas l'élitisme. Mais à tout prendre, se laisser dicter le goût par des gens qui n'ont aucune idée de ce qu'ils goûtent, c'est peut-être pire.

Bonne chance aux Ukrainiens! La démocratie, c'est tout un apprentissage. Comme le vin. Sauf que c'est beaucoup plus important.

 

07:25 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

20 février 2014

Les vins russes à l'heure de Sotchi

Alors que les Jeux Olympiques de Sotchi battent leur plein, Bernard Burtschy s'intéresse aux vins russes.

Saviez vous que le plus vaste pays du monde (malheureusement en bonne partie gelé), est aussi le 11ème producteur de vin au monde?

Abrau durso.jpg

De la Russie, chez nous, on voit cependant beaucoup plus les riches hommes d'affaires venant faire leur emplettes dans nos vignobles que les vins. Pourtant, le Sud-Est de cet immense pays, depuis la Mer Noire au confins du Caucase, sont des régions historiques de la vigne.

 Le reste ICI

14:25 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |