15 novembre 2014

Pour la Belgique morte... enfin, pas tant que ça

Vivre en Belgique est une grande chance pour moi, puisque j'y ai l'occasion de déguster des vins étrangers - pardon, non français.

Et de profiter d'une belle convivialité. On peut aimer la France, et apprécier ce pays pas si plat, ses habitants accueillants, pour la plupart, et dotés d'un sympathique humour.

Tout le monde ne le sent pas comme moi. Prenez Baudelaire, qui, ayant séjourné un temps en Belgique, s'est pris de haine pour ce jeune pays, qu'il ose appeler "le bâton merdeux de l'Europe".

En témoigne ce quatrain:

"On me demande une épitaphe

Pour la Belgique morte. En vain

Je creuse et je rue et je piaffe;

Je ne trouve qu'un mot : "Enfin!"

On croirait entendre un nationaliste flamand... 

Bon, la Belgique n'est pas encore morte, et même si c'était le cas, c'est l'affaire des Belges...

 

08:58 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : baudelaire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

14 novembre 2014

International et privé, le Groupe Sopexa?

C'est le nouveau credo de Sopexa, depuis quelques années; exit le petit coq bleu-blanc-rouge, exit la tutelle étatique française, Sopexa est international et privé. Qu'on se le dise!

Sopexa.jpg

Sauf que lorsque l'on regarde la liste des administrateurs du groupe, que constate-t-on? Il n'y a quasiment que des institutionnels (le principal syndicat agricole, la principale banque agricole, les mutualités agricoles, des chambres de commerce, l'association des industries alimentaires (Ania), diverses interprofessions de filières...). Son président, Jean-René Buisson, n'est autre que l'ancien président de l'Ania.

On remarquera aussi que la FNSEA est le seul syndicat agricole représenté (en son nom, mais aussi par son président, Xavier Beulin, en qualité de représentant de Sofiprotéol). 

Et bien sûr, il n'y a que des Français!

Par ailleurs, la Sopexa bénéficie toujours d'une délégation de service public de l'Etat français (pour 5 ans, jusqu'en 2018).

Ca n'enlève rien au travail des opérationnels dans les différentes agences, notamment à l'étranger, évidemment. Mais c'est tout de même curieux.

Comme journaliste, utilisateur de ses services, il me semble que le véritable pedigree de Sopexa ne transparaît pas assez dans la signature apposée près de son logo.

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |