18 novembre 2014

Une journée à Vienne

Vienne, 16/11/2014. Nous sommes tout près de la Cathédrale Saint Étienne. Il est 13h30, c'est dimanche, nous avons faim et soif, alors nous entrons dans cet restaurant à l'enseigne improbable: "Zum Weissen Rauchfangkehrer".

Ce n'est pas huppé, mais ce n'est pas une gargote non plus. Le juste milieu. Juste ce qu'il faut pour nos appétits en ce premier jour à Vienne.

Nous commandons le menu avec vin au verre, pour voir. Aussi nous attendons-nous à des vins quelconques. Et bien non!

Non seulement on nous sert deux vins de vignerons assez connus - la Wiener Trilogie de Wieniger et le Zweigelt de Trumhof. Mais en plus, il s'agit d'un 2004 en magnum, pour le premier, et d'un 2006, pour le second.

Les deux étaient parfaits. Il faut dire que les verres, eux aussi, étaient parfaits - des Riedel assez fins qu'on aurait de la peine à trouver dans un établissement du même standing en France.

Cette impression, nous l'avons eue aussi le soir au Café Der Engländer, Poststrasse; et puis le lendemain, au Grünauer, toujours à Vienne.

Comme si les Autrichiens, toujours très modestes quand ils parlent de leur gastronomie et de leurs vins, cherchaient toujours à les présenter à leur avantage: leurs cartes sont abondantes, les patrons, leurs sommeliers ou simplement les membres du personnel de salle ont plaisir à vous renseigner; les verres magnifient leurs vins et au final, c'est toute l'expérience gastronomique qui s'en trouve grandie.

07:52 Écrit par Hervé Lalau dans Autriche, Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

15 novembre 2014

Pour la Belgique morte... enfin, pas tant que ça

Vivre en Belgique est une grande chance pour moi, puisque j'y ai l'occasion de déguster des vins étrangers - pardon, non français.

Et de profiter d'une belle convivialité. On peut aimer la France, et apprécier ce pays pas si plat, ses habitants accueillants, pour la plupart, et dotés d'un sympathique humour.

Tout le monde ne le sent pas comme moi. Prenez Baudelaire, qui, ayant séjourné un temps en Belgique, s'est pris de haine pour ce jeune pays, qu'il ose appeler "le bâton merdeux de l'Europe".

En témoigne ce quatrain:

"On me demande une épitaphe

Pour la Belgique morte. En vain

Je creuse et je rue et je piaffe;

Je ne trouve qu'un mot : "Enfin!"

On croirait entendre un nationaliste flamand... 

Bon, la Belgique n'est pas encore morte, et même si c'était le cas, c'est l'affaire des Belges...

 

08:58 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : baudelaire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |